"Il n'y a rien de vrai" : la femme qui accusait Jay-Z de viol reconnaît avoir menti

Noélie Legrand
Noélie Legrand

"Il n'y a rien de vrai" : la femme qui accusait Jay-Z de viol reconnaît avoir menti La plaignante qui accusait Jay-Z de viol a retiré sa plainte en février 2025. Elle reconnaît aujourd'hui avoir menti et met en cause ses anciens avocats.

Dans une déclaration de 12 pages transmise au tribunal fédéral de Manhattan, la femme qui accusait le rappeur Jay-Z de viol a reconnu publiquement, jeudi 24 septembre, que ses accusations étaient fausses, rapporte Le Parisien. "Il n'y a rien de vrai dans mes actions contre M. Carter", écrit-elle, évoquant le traumatisme causé, selon elle, par ses anciens conseillers.

Selon son récit, relayé par le magazine Rolling Stone, l'histoire débute fin 2024, lorsqu'elle tombe sur un appel à témoignages visant à recueillir la parole de potentielles victimes de Sean Combs, alias P. Diddy. Ce message ravive chez elle le souvenir d'un viol qu'elle affirme avoir subi alors qu'elle n'était âgée que de 13 ans au moment des faits présumés. Elle est alors mise en relation avec le cabinet de l'avocat Tony Buzbee, qui dépose en son nom une plainte contre P. Diddy pour une agression qui se serait produite en marge des MTV Video Music Awards de 2000. Ce n'est qu'en décembre que Jay-Z est présenté comme un second agresseur présumé. La plaignante assure que cette démarche a été menée à son insu, sans vérification préalable de ses antécédents.


La plainte contre Jay-Z finalement classée


Les poursuites contre les deux rappeurs sont abandonnées en février 2025. Jay-Z dénonce alors des accusations "frivoles, fictives et épouvantables", indiquant que ce témoignage avait infligé un énorme traumatisme à sa famille. Une plainte pour fausse dénonciation vise désormais son ex-accusatrice et son ancien avocat. Celle-ci affirme n'avoir reçu aucune somme d'argent ni subi de pression pour se rétracter. Son nouvel avocat, James Blair Newman Jr., précise à Rolling Stone qu'elle maintient avoir été victime d'une agression sexuelle, mais qu'elle s'est trompée en identifiant Jay-Z.

De son côté, Tony Buzbee défend sa bonne foi, assurant que plusieurs avocats avaient recueilli, avant lui, la même version des faits. Jay-Z a par ailleurs vu sa plainte pour extorsion contre l'avocat rejetée, la justice ayant jugé sa lettre de mise en demeure protégée légalement.