Municipales 2020 à Montpellier : candidats, sondages... Le point sur le scrutin

Municipales 2020 à Montpellier : candidats, sondages... Le point sur le scrutin ELECTION MONTPELLIER : Treize candidats sont officiellement lancés dans la course aux municipales 2020 à Montpellier. Le point.

[Mis à jour le 5 novembre 2019 à 12h10] A Montpellier, les candidats sont déjà nombreux à s'être lancés dans la course aux élections municipales de 2020. Reste que pour l'heure, le maire sortant Philippe Saurel n'a pas encore annoncé officiellement sa candidature. En 2014, sa liste DVG (pour Divers Gauche) avait remporté 37,5% des suffrages, devant les listes de l'Union de la gauche, de l'Union de la Droite, et du FN, ce qui l'avait propulsé à l'Hôtel de ville. Est-il en mesure de conserver la mairie ? Les derniers sondages prévoient un duel entre Philippe Saurel et EELV au second tour.

La campagne ne fait que commencer, les forces en présence sont encore en train d'établir leurs stratégies et de travailler leur programme. Un conflit interne oppose actuellement les membres de la France Insoumise, partagés entre un soutien à EELV ou à la liste locale #NousSommes. Chez LREM, qui n'avaient pas prévu de présenter de liste pour ces élections, trois candidats rivalisent pour obtenir l'investiture. Enfin, le youtubeur Rémi Gaillard, défenseur des animaux, a déclaré envisager de présenter une liste pour les élections municipales de Montpellier en 2020, et a invité l'icône Brigitte Bardot à le rejoindre. On fait le point sur cette pages sur les élections municipales à Montpellier.

Candidats aux municipales à Montpellier

  • Candidature EELV - La primaire du parti écologiste a eu lieu début octobre, et a été remportée par Clothilde Ollier, devant son adversaire Jean-Louis Roumégas, ancien député. Clothilde Ollier est actuellement la maire de Murles, une commune d'un peu plus de 300 habitants située au nord de Montpellier. C'était la première maire à avoir pris la décision de mettre en place un arrêté anti-pesticides dans le département de l'Hérault.
  • Candidature DVG de la majorité sortante : Le maire sortant, Philippe Saurel, n'a pas encore annoncé sa candidature. Il n'appartient plus à aucun parti depuis son exclusion du PS en 2014, mais il pourrait être soutenu par les représentants LREM, qui le jugent "Macron-compatible".
  • Candidature "La gauche qui nous rassemble" : Michaël Delafosse, actuellement conseiller municipal de l'opposition à Montpellier, membre du PS, président du groupe "La Gauche pour Montpellier", et conseiller départemental, a annoncé sa candidature depuis longtemps. Il avait déjà fait savoir dès 2015 son intention de se présenter aux élections municipales de 2020. Il était auparavant adjoint au maire à la culture puis à l'urbanisme lors du mandat PS d'Hélène Mandroux, prédécesseur de Philippe Saurel. Michaël Delafosse place au centre de son programme la gratuité des transports ainsi que la restauration collective à l'école. Il a intitulé sa liste "La gauche qui nous rassemble", et a l'intention de "faire respirer Montpellier".
  • Candidatures LREM : Quelle est la ligne LREM concernant les municipales de 2020 à Montpellier ? Il n'est pas impossible que le parti de la majorité assure le maire sortant Philippe Saurel de son soutien. Cela n'empêche pas plusieurs membres du parti de se lancer dans la course aux municipales. Jérôme Toulza, référent de l'Hérault pour le parti présidentiel, considère que "c'est au conseil national d'investiture que reviendra le choix pour Montpellier". Sont donc candidats à l'investiture du parti de la majorité : le député Patrick Vignal ; le responsable des "Jeunes avec Macron" Romain Subirats ; ainsi que le multimillionnaire Mohed Altrad qui présente une liste surnommée "Le coeur et l'action". En outre, Thierry Tsagalos, suspendu de ses fonctions au sein de LREM en septembre dernier par le référent départemental LREM Jérôme Toulza, pour des propos jugés misogynes et racistes, a l'intention de se présenter aux municipales de Montpellier.
  • Candidature #NousSommes : Il s'agit d'un mouvement local lancé par des Montpelliérains inspirés par les mouvements municipalistes et militant pour une démocratie directe. Le processus de désignation de la liste est en cours, avec 136 candidatures reçues sur la plateforme en ligne du mouvement. La tête de liste sera annoncée fin novembre, désignée par le collectif. Nathalie Oziol, cheffe de file de LFI au sein du mouvement #NousSommes dont elle gère la campagne, a annoncé que le parti de Jean-Luc Mélenchon ne briguait pas la tête de liste. Reste que ce soutien affiché, également par Julien Colet, est à l'origine d'un conflit interne au sein de la France Insoumise. Une décision qui a particulièrement mécontenté la députée Muriel Ressiguier et Marc Letourneur, qui préféreraient une "liste de confluences" avec les Verts, représentés par Clothilde Ollier. Ils ont déclaré à France Bleu ne pas pouvoir "imaginer que la direction nationale cautionne le choix" de rallier "la ligne sectaire et ultra minoritaire du groupe #NousSommes." LFI était arrivée première au premier tour des présidentielles de 2017, avec 31% des voix.
  • Candidature LR-UDI : la droite et le centre ont investi Alex Larue. "Ma candidature, c'est une déclaration d'amour à Montpellier que j'ai connue quand j'avais 16 ans, lorsqu'il faisait bon y vivre", a-t-il déclaré.
  • Candidature RN : C'est un novice en politique et inconnu du grand public qui a été investi par le RN pour les élections municipales de Montpellier en 2020 : Olaf Rokvam a été choisi pour être la tête de liste RN.
  • Candidature UPR : Pour le parti de François Asselineau, l'Union populaire républicaine, c'est Kamy Nazarian qui se présente comme tête de liste. Il s'était déjà porté candidat aux législatives sur la 9e circonscription de l'Hérault en 2017 et avait obtenu 291 voix au premier tour, soit 0,77%.
  • Candidature Les centristes : La conseillère municipale et métropolitaine de Montpellier Anne Brissaud a été choisie par la commission nationale d'investiture Les centristes pour se présenter comme tête de liste aux élections municipales de 2020. 
  • Christophe Cour, ancien conseiller municipal de Philippe Saurel, avait été suspendu de ses fonctions d'adjoint à l'écologie urbaine en 2016, suite aux accusations de violences proférées à son encontre par sa collègue Samira Salomon. La plainte de celle-ci a été classée sans suite, tandis que Christophe Cour a de son côté porté plainte pour diffamation. Chef d'entreprise, il est candidat aux élections municipales de 2020, avec une liste citoyenne et le projet de développer l'économie verte.
  • Candidature Lutte ouvrière : Il devrait y avoir une candidature Lutte ouvrière à Montpellier, et Maurice Chaynes est pressenti pour en être à la tête. "Nous voulons que le courant communiste et révolutionnaire soit représenté", aurait déclaré Morgane Lachiver. Cette candidature n'a toutefois pas encore été officialisée.
  • Autres candidats : D'après Martine Granier, en charge des relations de presse du NPA (nouveau parti anticapitaliste), ce parti "est attentif à ce qu'il se passe et n'a pas décidé de présenter ou non une tête de liste".  En outre, le youtubeur Rémi Gaillard, militant pour les droits des animaux, a affirmé qu'il songeait à présenter une liste aux municipales de Montpellier, dans le cas où son projet de créer un espaces de liberté pour chiens ne serait pas accepté. Il a cependant précisé ne pas souhaiter être maire et a demandé à Brigitte Bardot de faire partie de sa liste.

Sondages sur les élections municipales à Montpellier

Un sondage publié le 20 septembre dernier et réalisé par BVA pour La Tribune et Public Sénat prévoit un second tour qui opposerait Philippe Saurel, le maire sortant qui n'a pas encore officialisé sa candidature pour 2020, et Clothilde Ollier, candidate EELV. Selon ces prévisions et dans l'hypothèse où LREM ne présenterait pas de candidat pour ces élections et s'allierait avec le maire sortant, Philippe Saurel arriverait en tête avec 24%, talonné par Clothilde Ollier avec 22%. Derrière eux, le RN remporterait 12% des suffrages, LFI 11%, le PS 10%, Alex Larue (LR-UDI) 6%.

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