Canicule, orages, pluie... Le temps de l'été précisé par un météorologue, un contraste entre juillet et août attendu
La canicule de mai a surpris de par sa précocité et son intensité. Elle entraine des questionnements sur les prévisions météo pour l'été à venir, voire des craintes. Pourtant, "il n'y a pas de corrélation entre ce qui se passe au mois de mai et l'été", assure Régis Crépet, météorologue pour La Chaine météo, auprès de Linternaute.com. "On peut observer des mois de mai chauds et des étés chauds, mais on peut très bien avoir des mois de mai chauds suivi d'étés un peu pourris, un mois de mai normal suivi d'un été extrêmement chaud... Ce n'est pas parce qu'il fait très chaud actuellement que cela dit quelque chose sur l'été", clarifie-t-il.
"On a toujours prévu un été chaud cette année", rappelle toutefois Régis Crépet. Cette prévision globale n'a pas changé, mais s'est précisée. En juillet, il devrait faire très chaud. Les températures pourraient dépasser les normales de +1,5 à +2,5 degrés, selon les prévisions saisonnières de La Chaine météo. Le risque d'orages serait moindre, avec des dégradations assez ponctuelles, et donc ce serait un mois assez sec et plus propice au risque de canicule. "Il n'y a pas de preuves qu'on aura vraiment des canicules épouvantables, il n'y a rien qui le dit, c'est une notion de risque. En juillet, il y aurait moins d'orage, donc on a un risque plus fort de canicule", précise Régis Crépet.

En août, ce qui est attendu diffère un peu. Le signal chaud est toujours présent, mais le mois devrait être plus humide, notamment à cause des orages. Ils pourraient être plus fréquents, voire violents, et se produire particulièrement "entre le sud-ouest, les reliefs et l'est de la France", selon La Chaine météo. Ces derniers ramènent de l'humidité et peuvent interrompre les vagues de chaleur en faisant baisser les températures.
Si l'ambiance pourrait être lourde avec les orages, elle sera "moins propice aux grosses canicules". Les températures devraient tout de même monter entre +0,5 à +1,5 degrés au-dessus des normales de saison, mais les précipitations pourraient être localement excédentaires sous les orages. Août serait alors "le mois le moins beau, le plus changeant" de l'été, résume Régis Crépet. Cela ne veut pas dire qu'il fera frais ou que le temps sera maussade tout le long de cette période, loin de là.
Pour résumer, les Français doivent donc s'attendre à "un été très chaud, avec un risque de canicule plus fort en juillet et un risque orageux plus fort en août", selon le météorologue. Si ce sont les deux éléments météo majeurs qui semblent s'affirmer, ces prévisions restent évidemment à confirmer au vu du délai.
Le ressenti estival pourrait, par ailleurs, être assez long. Il a débuté très tôt avec la canicule de mai, un mois de juin assez chaud est attendu et "en septembre aussi, il pourrait faire encore très beau et très chaud", a ajouté Régis Crépet. Un "été historiquement chaud" n'est donc pas exclu par La Chaine météo, mais cela n'est qu'une hypothèse comme une autre. Le risque avec une telle chaleur est la sécheresse de surface. Si les nappes phréatiques devraient rester bien remplies, les champs et les jardins pourraient griller. On n'est, de nouveau cette année, pas à l'abri de feux de forêts estivaux.