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| | Les débuts © L'Internaute | |
Le souci de représenter le plus fidèlement possible la réalité existait déjà depuis l'Antiquité. La caméra obscura,sorte de boîte noire qui permet de dessiner fidèlement un paysage à partir de sa projection sur une feuille à travers un trou minuscule, fournissait déjà un moyen fidèle de représentation utilisé par les peintres.
L'héliographie
Au Moyen-Âge, les effets de la lumière sur les sels d'argent ont commencé à intéresser les chimistes. Il ne manquait plus alors que de trouver comment fixer l'image obtenue, ce que réussit
Nicéphore Niepce qui, en utilisant du bitume de Judée sur une plaque d'étain, réalisa la première photo stabilisée en 1826. Il s'agit d'une vue de sa fenêtre à Saint-Loup-de-Varennes ayant nécessité
plusieurs heures de temps de pose.
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| | Boîte à mercure pour plaques daguerriennes © Musée français de la photographie | |
Le daguerréotype
Reprenant et améliorant l'invention de Niepce, Louis Jacques Mandé Daguerre commercialise le daguerréotype en 1839. Ce procédé, qui rencontre tout de suite un vif succès, permet d'obtenir une plaque positive à partir d'iodure d'argent et de cuivre qu'il faut développer avec des vapeurs de mercure et fixer avec une solution saline. Le temps de pose est alors réduit à quelques dizaines de minutes.
Fragile mais d'une grande finesse, les plaques sont présentées dans des écrins et sont plébiscitées par tous les physiciens, chimistes et intellectuels du moment.