L'ARN des bactéries hautement protecteur à basse température

 

Alors que l'épidémie de Grippe A est définitivement terminée et que celle de la gastroentérite atteint son apogée, des chercheurs du Laboratoire Architecture et réactivité de l'ARN du CNRS et des chercheurs de l'Université de Camerino (Italie) et de Düsseldorf (Allemagne) ont découvert que l'ARN des bactéries offrait une grande protection à des températures très basses. Les résultats de leur recherche sont publiés dans la revue Molecular Cell.
Les scientifiques ont constaté la présence de protéines appelés CspA (cold shock protein) chez de nombreuses souches bactériennes pathogènes ou non lorsque les températures jouent avec le négatif. Ces protéines permettent une vie quasi normale des bactéries en assurant les processus fondamentaux de la cellule (transcription de L'ADN, traduction, assemblage des ribosomes…)
Cette concentration protéique s'explique par le changement de la structure de leur ARN messager à faible température. Celui-ci ressent le changement et s'adapte en conséquence. Sa structure est plus stable à froid qu'à chaud ce qui simplifie le processus de traduction de l'ARN messager en protéines et permet donc à terme la vie des bactéries.
Cette découverte ouvre la voie à de nouvelles stratégies pour inhiber la croissance bactérienne lorsque le thermomètre chute.

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CNRS / Inhiber

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