L'ADN d'Adolf Hitler séquencé par des chercheurs : les découvertes révélées dans un documentaire polémique

L'ADN d'Adolf Hitler séquencé par des chercheurs : les découvertes révélées dans un documentaire polémique C'est la première fois que des chercheurs séquencent le génome d'Adolf Hitler et les résultats sont impressionnants. Ils seront mis en lumière dans un documentaire diffusé ce samedi 15 novembre.

Adolf Hitler n'avait pas de grand-père juif. C'est la découverte faite par des chercheurs qui ont séquencé l'ADN du dictateur nazi. En effet, l'analyse d'un morceau de tissu imprégné du sang d'Hitler et provenant du canapé sur lequel il s'est suicidé le 30 avril 1945 infirme une vieille rumeur selon laquelle ce dernier serait né d'un grand-père juif. Un documentaire intitulé "L'ADN d'Hitler : le profil d'un dictateur" sur le sujet sera justement diffusé ce samedi 15 novembre sur la télévision britannique Channel 4.

C'est la première fois que des chercheurs séquencent le génome d'Hitler, selon Turi King, généticienne à l'université de Bath (Angleterre), qui a dirigé l'étude scientifique. Ce séquençage "déboulonne un mythe", déclarent les auteurs du documentaire. Selon la rumeur, le père d'Hitler était le fruit d'une relation extra-conjugale entre sa grand-mère et son employeur, de confession juive. Mais les chercheurs ont trouvé des correspondances génétiques entre le dictateur et la lignée masculine de la famille Hitler.

Si la rumeur avait été vraie, "nous n'aurions pas obtenu la correspondance ADN avec la famille Hitler, or nous avons cette correspondance (...) ce qui met fin à cette rumeur", explique à l'Agence-France-Presse (AFP) Turi King. Mais ce n'est pas tout ! On en apprend davantage sur les pathologies dont pourrait avoir souffert Adolf Hitler.

Justement, il était "très probablement" porteur du syndrome de Kallmann, qui se manifeste souvent chez les hommes par un faible taux de testostérone et un développement anormal des organes sexuels. Souvent associé à une cryptorchidie (testicule non descendu), ce syndrome de Kallmann peut entraîner un micropénis.

Les tests effectués permettent également de mettre en lumière des scores "très élevés", pour une prédisposition à l'autisme, à la schizophrénie et au trouble bipolaire. L'étude révèle que le dictateur nazi figurait dans le top 1 % de la population pour ces trois pathologies. Attention, ces troubles ne permettent en rien d'expliquer les méthodes politiques employées par Adolf Hitler, notamment le génocide de six millions de juifs, précisent les chercheurs. En revanche, son ADN permet - pour la toute première fois - de confirmer la version de certains documents historiques selon lesquels il souffrait d'une cryptorchidie du côté droit.