Trop de parents font cette erreur quand ils aident leurs enfants à faire leurs devoirs, un enseignant explique comment l'éviter
Les enfants peuvent avoir besoin d'accompagnement pour faire leurs devoirs. C'est un des rôles des parents, mais il n'est pas toujours facile à tenir. Certains parents ne savent pas vraiment comment bien s'y prendre, à quel point ils doivent intervenir, le tout sans s'énerver... Valérian Ligonière, professeur des écoles depuis une dizaine d'années, rappelle pourtant à Linternaute.com qu'il y a là "une relation duelle avec l'école : les professeurs jouent leur rôle, mais les parents ont aussi leur rôle à la maison : suivre le travail de son enfant et l'aider à acquérir les notions de la journée en les revoyant et en révisant les leçons".
Si les enfants s'en sortent bien, les parents peuvent se contenter de vérifier que tout a été bien fait, les faire réciter ou leur poser des questions pour être sûrs qu'ils ont bien compris. D'autres élèves ont besoin de plus d'accompagnements, mais il ne faut pas en faire trop pour autant. Une erreur récurrente des parents est d'aller jusqu'à quasiment souffler les réponses à l'enfant, l'empêchant de s'exercer.

"Quand ils font les devoirs, ils le font d'une manière qui n'est pas pédagogique, pas tous. Certains ont tendance à souffler la réponse, à amener la réponse. Si y a une leçon de maths, ils refont des additions par exemple 12 + 10, les parents vont avoir tendance à faire "fais 0 + 2, ça fait..." Ils montrent avec leurs doigts. Il faut inciter à donner les méthodes, mais pas donner les réponses", nous a expliqué l'enseignant qui travaille aussi en collaboration avec Nomad Éducation. Dans ce cas de figure, il préconise de dire, par exemple, "compte les unités d'abord", mais pas plus.
Un autre problème se présente quand les enfants manquent de motivation pour travailler. Le professeur déconseille de "s'acharner sur une notion si elle n'est pas comprise, ça ne sert à rien". Dans ce cas, il est préférable de faire une pause et si "les parents s'énervent, il vaut mieux en reparler à l'enseignant le lendemain en classe" et lui expliquer la situation. Il admet toutefois que parfois "il faut une carotte au bout" en proposant par exemple que "si les devoirs sont faits, il y aura le droit à dix minutes d'histoire en plus le soir".
Quotidiennement, Valérian Ligonière conseille de ne pas passer "plus de 20 minutes" sur les devoirs et de s'y mettre en revenant de l'école. "Un petit goûter qui redynamise un peu tout ouvre le moment de faire les devoirs avant que ça redescende et que la fatigue arrive", précise-t-il.