Une collégienne frappe au visage la principale du collège, la raison invoquée laisse sans voix

Une collégienne frappe au visage la principale du collège, la raison invoquée laisse sans voix L'incapacité totale de travail (ITT) de la victime a été fixée à cinq jours. La collégienne sera jugée en mars.

Colère et indignation après l'agression de la principale d'un collège à Montpellier, vendredi 31 janvier. La ministre de l'Éducation nationale elle-même n'a pas manqué de réagir. "Je condamne très fermement l'agression dont a été victime aujourd'hui la principale du collège Marcel Pagnol de Montpellier. Je lui apporte mon plein soutien et lui souhaite un prompt rétablissement", a déclaré Élisabeth Borne sur X, assurant que l'Éducation nationale "a saisi la justice et immédiatement mis en place la protection fonctionnelle". Et l'ex-Première ministre d'insister : "Les violences n'ont pas leur place à l'école !"

Comme l'a révélé ce lundi dans un communiqué le procureur de la République de Montpellier, dont France Bleu et BFMTV se font l'écho, vendredi dernier, une adolescente scolarisée au collège Marcel Pagnol de la ville s'en est prise violemment à la principale de l'établissement, n'hésitant pas à la frapper au visage. En cause ? La victime lui avait, peu de temps avant, confisqué un sac à main dans lequel se trouvaient des cigarettes. "La jeune fille se présentait quelque temps plus tard à son bureau et exigeait que l'objet lui soit restitué", décrit le parquet dans son communiqué. Et de poursuivre : "Elle menaçait la cheffe d'établissement, tentait de s'en aller en emportant son sac, puis portait un coup de poing au visage de la principale et lui tirait le bras avant de quitter le collège."

Âgée de 14 ans, l'adolescente a été convoquée au commissariat où elle s'est rendue le soir même, accompagnée par sa mère. Elle a alors été placée en garde à vue. Temporairement exclue de l'établissement, elle sera jugée le 5 mars prochain. De son côté, la principale du collège a reçu une incapacité totale de travail (ITT) de cinq jours, ont fait savoir les magistrats.