Une mère et sa fille retrouvées mortes dans un congélateur, les détails sordides qui ressortent de l'enquête
Portées disparues depuis juillet 2024, une femme de 34 ans et sa fille de 10 ans, de nationalité syrienne, ont été retrouvées mortes vendredi dernier, dans le congélateur d'un appartement à Innsbruck en Autriche, annonce ce mardi 18 novembre 2025 le journal Kurier. Deux frères autrichiens de 55 et 53 ans sont soupçonnés du crime. Ils avaient déjà été arrêtés en juin dernier et placés en détention provisoire depuis cette date. L'un d'entre eux avait une liaison avec la femme décédée, ils étaient collègues de travail.
L'aîné a justement reconnu les faits le 12 novembre, assurant auprès des enquêteurs que les deux corps étaient cachés dans l'appartement de son frère, derrière une cloison en plâtre. Il était une des dernières personnes à avoir vu la femme de 34 ans vivante. Il les avait récupérées le 20 juillet 2024 à Düsseldorf (Allemagne) en voiture après que ces dernières aient rendu visite à des proches. L'homme avait rapidement été suspecté en raison de mouvements suspects sur son compte bancaire.
Deux congélateurs achetés en juillet 2024
En effet, il avait utilisé la carte bancaire de la victime lors d'un voyage entre Salzbourg et la Slovénie fin juillet 2024, ce qui n'a pas échappé aux enquêteurs. Plusieurs messages ont été envoyés depuis ce téléphone, dont une lettre de démission à son employeur et un relevé bancaire. De plus, aucun message n'a été rédigé en arabe, pourtant la langue de la disparue d'origine syrienne. Il a aussi vendu des bijoux en or appartenant à la victime ainsi que des meubles de son appartement avant de recevoir un virement de cette dernière. Peu avant les faits, l'homme avait acheté un premier congélateur, avant l'acquisition d'un second, autour du 20 juillet 2024.
Les deux frères suspectés de meurtre par le parquet sont actuellement en détention provisoire dans les prisons d'Innsbruck et de Salzbourg, indique Der Standard. Concernant les causes du décès de la mère et de sa fille, elles ne peuvent pas être déterminées "en raison de l'état avancé de décomposition" des cadavres, dit Katja Tersch, responsable de la police criminelle du Tyrol. À ce stade, la piste d'un double assassinat, et non d'un accident, est privilégiée.