Affaire Émile Soleil : ce que pense vraiment la grand-mère du petit garçon sur l'enquête

Affaire Émile Soleil : ce que pense vraiment la grand-mère du petit garçon sur l'enquête Quatre membres de la famille d'Emile Soleil ont été auditionnés mardi 9 décembre. L'avocat de la grand-mère est revenu sur l'entretien de sa cliente.

Neuf mois après leur garde à vue pour homicide volontaire et recel de cadavre, les proches d'Emile Soleil, disparu à l'âge de deux ans et demi le 8 juillet 2023 dans la commune du Haut-Vernet, ont été auditionnés par des juges d'instruction. Ils n'avaient pas été entendus depuis leur sortie de garde à vue sans aucune poursuite en mars dernier. Mardi 9 décembre, son grand-père et sa grand-mère, Philippe et Anne Vedovini, ainsi qu'un oncle et une tante, Maximin et Marthe, ont été entendus par le pôle criminel d'Aix-en-Provence.

S'étant constitués partie civile dans le dossier, ces auditions sont "classiques". Le procureur de la République d'Aix-en-Provence s'est montré laconique sur ces entretiens, se contentant de commenter : "L'enquête se poursuit et des investigations sont régulièrement menées". A ce stade, la piste familiale n'est pas totalement écartée, comme l'a précisé Me Julien Pinelli, avocat d'Anne Vedovini, la grand-mère de la victime. "La cellule familiale est une des pistes retenues par les enquêteurs qui ouvrent un très large éventail d'investigations", a-t-il déclaré auprès de BFMTV. Les enquêteurs ont en tout cas la conviction qu'un tiers est intervenu dans la disparition de l'enfant. "Ça semble aujourd'hui en l'état des dernières investigations qui ont été menées un élément définitif de la procédure", a ajouté l'avocat. 

La grand-mère d'Emile n'a pas "d'intime conviction"

Les grands-parents ont été entendus par une magistrate chacun leur tour, alors que leurs enfants faisaient face à une autre juge. Ils ont discuté du dossier, mais aussi de leurs convictions et de leur vie depuis le drame. La grand-mère d'Emile y a notamment déploré que "beaucoup d'espoirs ont été déçus" dans cette affaire. Selon son avocat, elle aurait donc "renoncé à avoir une intime conviction" sur ce qui s'est passé. 

Elle ne perd cependant pas espoir et consacrerait "chaque instant, chaque réflexion, chaque souffle (...) pour tenter de trouver des éléments de vérité depuis la disparition de son petit-fils". Elle s'était même rendue en novembre dernier sur le lieu de disparition de l'enfant pour tenter d'aider l'enquête. Les avocats des parties civiles comptent bien d'ailleurs poursuivre leur collaboration et pourraient remettre un dossier d'une centaine de pages aux juges, constitué de notes et d'observations ainsi que de demandes d'actes supplémentaires.