Paris : un homme meurt dans un commissariat de police, sa famille porte plainte
Un homme de 35 ans est mort, dans la nuit du jeudi 15 au vendredi 16 janvier, dans un commissariat de police du XXe arrondissement de Paris. La famille de la victime a porté plainte pour "violences ayant entraîné la mort", rapporte ICI (anciennement France Bleu), samedi 17 janvier. L'individu est décédé à l'intérieur de ce commissariat parisien alors qu'il devait être amené à l'hôpital pour une blessure au niveau de l'arcade. Avant son décès, le trentenaire a perdu connaissance et est tombé au sol.
Les secours ont tenté de le réanimer sans y parvenir. Une enquête en recherche des causes de la mort a été ouverte par le parquet de Paris. L'Inspection générale de la police nationale (IGPN) mène les investigations. L'homme de 35 ans était déjà tombé une première fois, au moment de son interpellation par des agents des Brigades territoriales de contact (BTC). Selon le parquet de Paris, il a été vu en train de "rouler un joint de cannabis". D'après les informations du Parisien, l'homme a été victime d'un arrêt cardiaque dans le commissariat. Il a été déclaré mort à 0h20.
Que s'est-il passé lors de son interpellation ?
"Une vidéo montre des violences commises" sur le trentenaire "lors de son interpellation", a souligné l'avocat de la famille, Me Yassine Bouzrou. Selon ce dernier, des témoins ont "vu une mare de sang sur les lieux de l'interpellation". D'après des sources policières, un pistolet à impulsion électrique (PIE) "en mode contact" a été utilisé contre l'homme de 35 ans, au niveau de sa cheville. Avant l'utilisation de cette arme, l'homme a refusé d'être palpé. "Indiquant avoir été confrontés au refus de se soumettre aux palpations, les policiers ont procédé à l'interpellation du suspect, qui a chuté au sol, entraînant deux policiers dans sa chute à deux reprises", a affirmé le parquet de Paris, selon Le Parisien.
De faux documents administratifs et de la matière brunâtre s'apparentant à du cannabis ont été découverts. Le corps de cet homme de 35 ans a été emmené à l'institut médico-légal. Il va faire l'objet d'une autopsie. L'avocat de la famille a également réclamé "l'ouverture immédiate d'une information judiciaire" et "la transparence totale sur les conditions de l'interpellation, de la garde à vue et des soins prodigués".