Châteauroux : le forcené auteur des tirs interpellé, des liens avec le RN dévoilés
Ce mardi 17 février, deux détonations ont été entendues dans la matinée dans un immeuble de Châteauroux (Indre), a indiqué à l'AFP le procureur de la ville, David Marcat. Des échanges de coups de feu ont eu lieu entre un "vieux monsieur" retranché dans un immeuble et les policiers, indique Le Parisien, confirmant une information de La Nouvelle République. Une autre source policière citée par l'AFP indique que le septuagénaire de 78 ans a lancé trois grenades par la fenêtre, dont une a explosé alors que les force de l'ordre tentaient de l'interpeller. Les policiers ont été contraints de faire usage de leur arme.
Vers 12h15, trois nouvelles détonations avaient retenti. "Tout le monde est calfeutré et le maire, Gil Avérous, vient d’appeler la seconde partie du bâtiment mitoyen pour demander aux habitants de ne pas sortir", indiquait La Nouvelle République. "Ce sont des détonations enclenchées dans le cadre d'un protocole par le Raid, qui est un protocole précis mais pour le moment la situation reste entre les mains du Raid", il ne s'agissait pas d'un assaut, assurait le préfet de l’Indre, Thibault Lanxade, dans son point presse de mi-journée.
Sur place, huit grosses détonations ont été entendues vers 14h30 (il pourrait s'agir de l'assaut) et des coups de feu ont été échangés dans l'appartement à 14h55. Peu avant 16 heures, le maire de Châteauroux indique que l'homme de 78 ans a été interpellé. "Il n’y a eu aucune victime. L’opération a été longue mais elle ne pouvait pas être plus courte, du fait de la dangerosité de l’auteur et des armes qu’il utilisait, notamment des grenades", dit Gil Avérous. Selon les informations de l'AFP, le forcené a été évacué sur un brancard par le SAMU peu après 15 heures. Il a été gravement blessé après avoir été appréhendé par les agents du RAID. "Il reste encore des engins explosifs que nous allons récupérer et neutraliser (deux grenades, ndlr). Un retour à la normale (sans périmètre de sécurité) est prévu en début de soirée", déclare de son côté le préfet de l'Indre, Thibault Lanxade.
Le forcené, un homme "très tranquille" et militant du RN
Selon les informations de La Nouvelle République, l'assaillant est "un militant Rassemblement national. Il est connu pour assister et filmer de nombreux meetings politiques à Châteauroux et ses environs" et a été candidat FN aux législatives en 1993. La déléguée départementale du parti, Mylène Wunsch, s’est rendue sur place "mais a indiqué qu’elle ne ferait pas de commentaire", précise le quotidien local.
Dans une prise de parole en milieu d'après-midi, le maire de Châteauroux, Gil Avérous, parle "d'un individu isolé qui se retrouve face aux policiers. Un individu d’extrême droite, bien connu localement, un proche de Mylène Wunsch qui était là dès ce matin pour essayer de le contacter, sans succès", dit-il, des propos relayés par La Nouvelle République.
35 pompiers, 25 militaires et 30 policiers mobilisés ce mardi
"Ce voisin-là, j'ai déjà parlé avec lui. Il semblait être quelqu'un de très tranquille. Il a pas mal bourlingué, il a fait sa vie, aucun problème. Pas plus tard que l'an dernier, on discutait et il m'a montré ses photos de voyage. Il était très calme, je n'ai pas compris", confie Philippe, habitant de l'immeuble qui a été évacué par la police ce mardi auprès de La Nouvelle République au sujet de l'homme de 78 ans qui était retranché dans son appartement.
Selon ICI Berry, le septuagénaire "était en train de sortir ses poubelles lorsqu'il a aperçu des agents de la police judiciaire, sur place, dans le cadre d'une enquête. Pour une raison qui reste à déterminer, il a alors sorti une arme de poing et a tiré, avant de se retrancher", apprend-on. D'après un communiqué de la préfecture, on apprend que 35 sapeurs-pompiers du Service départemental d’incendie et de secours de l’Indre, 25 militaires de la gendarmerie nationale, 30 agents de la police nationale ainsi que 5 membres de la police municipale de Châteauroux ont été mobilisés.