Côte d'Azur. Les autorités serrent la vis contre les paquebots de croisière, voici ce qui va changer

Côte d'Azur. Les autorités serrent la vis contre les paquebots de croisière, voici ce qui va changer De nouvelles règles viennent d'entrer en vigueur pour les bateaux de croisière faisant escale dans les ports des Alpes-Maritimes. L'objectif étant de réguler le nombre de passagers et de navires touristiques.

La France a décidé de frapper un grand coup face aux nombreux bateaux de croisière qui affluent vers les côtes azuréennes chaque année, notamment en été. Après de nombreuses concertations, un projet d'arrêté inter-préfectoral inédit vient d'être adopté, il est entré en vigueur le 9 décembre dernier et vise à réguler l'accueil des navires de croisière dans les ports des Alpes-Maritimes.

Désormais, dans n'importe quel port du département, les escales des navires de croisière débarquant des passagers devront respecter des caractéristiques et limitations bien précises. Le nombre total de passagers autorisés à débarquer dans chaque port est limité à une moyenne annuelle de 2 000 passagers débarqués par jour d'escale. Il peut être limité - de manière exceptionnelle - à 3 000 passagers maximum débarqués simultanément par jour d'escale, tant que la moyenne de 2 000 par an est respectée.

Mais ce n'est pas tout, des conditions relatives au nombre de navires sont également érigées. Le nombre de navires en escale débarquant dans le même port est limité à un navire par jour et par zone de mouillage ou d'arrêt, cette limite s'imposant uniquement aux navires transportant plus de 1 300 passagers. De plus, du 1er au 31 août, la limite est fixée à 15 navires par mois et par zone de mouillage ou d'arrêt. Enfin, les escales seront supprimées en cas d'un pic de pollution de niveau 2.

Par ailleurs, cet arrêté donne la priorité aux compagnies ayant adhéré à la "Charte Croisière Durable en Méditerranée", signée le 7 juin dernier par les ministres français et monégasque chargés du transport. La charte - disponible sur le site du Ministère chargé de la Mer et de la Pêche - repose sur 20 engagements renforcés couvrant huit thématiques.

Elle traite de problématiques allant de la "réduction des émissions atmosphériques, de la gestion des déchets, de la collaboration avec les acteurs territoriaux pour améliorer l'empreinte sociale et environnementale de l'activité ou encore de la sensibilisation des passagers", peut-on lire. Cela comprend par exemple la limitation des rejets en mer, la réduction des pollutions sonores et lumineuses ou encore de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques. De son côté, la Métropole Nice Côte d'Azur regrette dans les colonnes de La Tribune un texte jugé "trop timoré en relevant la tarification des navires les plus polluants".