Une arme technologique redoutable, ce satellite chinois aux mains de l'Iran change tout à la guerre

Une arme technologique redoutable, ce satellite chinois aux mains de l'Iran change tout à la guerre Dans le contexte de guerre au Moyen-Orient, l'Iran aurait utilisé un satellite "espion" chinois, afin de localiser les bases militaires américaines.

Alors que la guerre en Iran se poursuit et qu'aucun accord ni cessez-le-feu ne permettent de mettre fin aux tensions, l'Iran semble peut se réjouir de disposer d'une arme technologique redoutable. La République Islamique se serait procurée, fin 2024, un satellite espion d'origine chinoise dans le but de cibler avec une très haute précision certaines des nombreuses bases militaires américaines se trouvant dans la région. C'est mi- avril que l'information jusqu'ici secrète a été dévoilée par le Financial Times. Le satellite a capturé des images de la base américaine de Prince Sultan les 13, 14 et 15 mars, avent une frappe décisive de l'Iran, précise le journal. Donald Trump avait d'ailleurs partagé que "plusieurs avions américains stationnés sur la base de Sultan avaient étaient touchés".

Cette déclaration faisait suite à l'une des frappes iraniennes portées, mobilisant 6 missiles balistiques et 29 drones, le 27 mars dernier et dont la précision chirurgicale avait tendu à "endommager plusieurs avions ravitailleurs et détruit un avion de guet aérien Awacs, relatait alors RFI. Cet épisode de la guerre a été présenté comme l'un des grands succès militaires de Téhéran.

Le satellite, identifié sous le nom de TEE-01B, est au centre de toutes les préoccupations stratégiques. Construit et lancé par la société chinoise Earth Eye Co, il semble ainsi constituer une arme technologique redoutable pour l'Iran. Les commandants iraniens ont l'utilisent pour surveiller les principaux sites militaires américains dans le golfe, relate BFMTV. Notamment en s'appuyant sur des listes de coordonnées horodatées, des analyses orbitales ainsi que des images satellites de haute résolution. L'aspect le plus critique de l'engin réside dans son radar à synthèse d'ouverture, associé à un système de commandement embarqué, permettant de synchroniser les frappes avec une réactivité sans précédent.

L'influence de ce vecteur technologique s'étend bien au-delà de l'Arabie saoudite. Le satellite a également permis de monitorer les activités à proximité de la base navale de la Cinquième flotte à Manama, au Bahreïn, ainsi que les installations de l'aéroport d'Erbil en Irak.

Cet appui technique de la Chine, secret et complètement démenti par les autorités, s'inscrirait dans un accord plus large permettant à Téhéran d'accéder à des stations commerciales exploitées par Emposat, un fournisseur de données basé à Pékin, indique Le Figaro.

Face à ces accusations de collusion, le gouvernement chinois maintient une ligne de dénégation stricte. Le ministère des Affaires étrangères a fermement rejeté toute implication dans un communiqué adressé à l'agence Reuters. "Ces derniers temps, certaines forces se sont employées à fabriquer de toutes pièces des rumeurs et à les associer de manière malveillante à la Chine ", ‌a déclaré le ministère dans ce document. "La Chine s'oppose fermement à ce genre de pratiques motivées par des arrière-pensées", ajoute-t-il.