COP30 : à quel accord sont parvenus les pays réunis au Brésil ?
La COP30 est parvenue à un accord. Samedi 22 novembre, les 200 pays réunis à Belém (Brésil) ont signé un accord climatique rempli de compromis. Il faut dire que celui-ci a été adopté par consensus, c'est-à-dire qu'aucun pays ne s'y est opposé, mais le soutien n'est pas franc de la part de tous les pays.
Cet accord prévoit d'accélérer l'action climatique et la diminution des énergies fossiles de façon "volontaire", ce qui est considéré comme n'étant pas assez ambitieux pour 80 pays européens, latino-américains ou insulaires. Le commissaire européen au climat Wopke Hoekstra a assuré devoir soutenir cet accord "car au moins, il nous emmène dans la bonne direction", rapporte BFMTV. Celui-ci a ajouté ne pas vouloir "cacher que nous aurions préféré davantage, et plus d'ambition sur tout". Une position partagée par Monique Barbot, ministre française de la Transition écologique. Celle-ci assure que les Européens ont soutenu le texte en raison du "procès qui était fait aux Européens, qui était de dire qu'une des raisons pour lesquelles on s'opposait à ce texte, c'était parce qu'on ne voulait pas payer de l'argent pour les pays les plus pauvres."
Que contient l'accord ?
Mais bien que certains soient restés sur leur faim, l'accord prévoit quelques avancées. Tout d'abord, il prévoit un triplement de l'aide financière aux pays en développement à l'horizon 2035. Celle-ci est de 40 milliards par an aujourd'hui et permet aux pays bénéficiaires de s'adapter au changement climatique. Ceux-ci n'ont pas les moyens de passer aux énergies renouvelables et doivent adapter leurs villes et leur agriculture au dérèglement du climat.
Un "dialogue" sur le commerce mondial est également prévu par l'accord. Il est important de savoir que de nombreux pays demandent l'instauration de taxes carbone aux frontières, ce que d'autres n'acceptent pas. C'est le cas de la Chine et d'autres pays émergents dont les exportations prennent une place importante dans leur économie.
En revanche, ce qui a déçu les Européens, c'est qu'aucune "feuille de route" sur la sortie des énergies fossiles ne soit incluse dans l'accord.