Hong Kong : après l'incendie qui a fait au moins 128 morts, le temps du recueillement pour les habitants
Samedi 29 novembre, le territoire hongkongais est entré dans un deuil de trois jours, rapporte 20minutes. Un moment de recueillement qui suit celui du sinistre et impressionnant incendie ayant eu lieu mercredi 26 novembre et où un ensemble de tours de 2 000 logements occupés avait été affecté.
Ils sont venus nombreux pour honorer la mémoire des victimes de l'incendie qui a frappé des résidences d'un quartier de Hong Kong, mercredi 26 novembre. Des anonymes silencieux déposent des fleurs au pied des tours calcinées. Le temps est au recueillement après le pire incendie qu'ait connu le territoire. Au moins 128 personnes ont perdu la vie, d'après un dernier bilan.
Ce samedi 29 novembre marque ainsi le début de trois jours de deuil. Des hommes, des femmes, des enfants ont fait le déplacement pour déposer des bouquets de chrysanthèmes jaunes ou blancs à l'emplacement réservé aux hommages.
Non loin, les huit immeubles noircis du complexe résidentiel de Wang Fuk Court, dans le district de Tai Po. Tous et toutes s'inclinent une ou plusieurs fois. Beaucoup jettent un regard furtif vers la masse sombre des immeubles. Ils peuvent peut-être apercevoir d'où les vestiges des couvertures vertes de chantier qui ont éventuellement contribué à la propagation mortelle de l'incendie. Sur une note, on peut lire : "Que vos esprits au ciel gardent toujours la joie vivante", même si dans ce lieu de recueillement comme dans les autres la pudeur est de rigueur, en dépit de l'ampleur du choc.
Où en est l'enquête ?
Mercredi 26 novembre dans l'après-midi, pour des raisons inconnues, un incendie s'est déclaré apparemment dans les parties inférieures des filets de protection couvrant le chantier et protégeant de la poussière et des chutes d'objets. Très vite, le feu a gagné les autres tours avoisinantes à grande vitesse, favorisé par les filets, les panneaux de mousse et l'emploi de bambou plutôt que de métal pour les échafaudages. En rénovation, le complexe de 2 000 logements, inauguré en 1983, était toujours occupé, comme le rapporte France 24.
Les secours ont confirmé aussi les propos de plusieurs survivants selon lesquels les alarmes n'avaient pas fonctionné. Le bilan humain fait encore état de dizaines de victimes non identifiées et d'une centaine de personnes encore portées disparues.
La Chine a assuré ce samedi qu'elle allait lancer une campagne "d'inspection et de rectification" contre les risques de feu dans les immeubles de grande hauteur.