Trump à Davos : nouvelle annonce inattendue, les droits de douane finalement annulés

Trump à Davos : nouvelle annonce inattendue, les droits de douane finalement annulés Après un discours surréaliste à Davos ce mercredi 21 janvier, Donald Trump a révélé en milieu de soirée avoir conçu "le cadre d'un futur accord" sur le Groenland avec le chef de l'Otan et renoncer aux droits de douane visant les Européens.

L'essentiel : 
  • À l'issue d'une entrevue mercredi 21 janvier en soirée avec le chef de l'Otan, en parallèle du Forum de Davos, Donald Trump a affirmé sur son réseau Truth Social avoir conçu "le cadre d'un futur accord" sur le Groenland avec ce dernier. Un projet qui, assure-t-il, donnera aux Américains "tout ce qu'[ils voulaient]". Un projet d'accord "sur le long terme" et qui devrait durer "pour toujours". 
  • Un message avec lequel le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, a confirmé "être entièrement d'accord", sans donner davantage de détails sur le futur accord. Plus tard dans la soirée, il a cependant prévenu qu'il restait "encore beaucoup de travail" pour trouver un accord sur le Groenland.
  • Quoi qu'il en soit, Donald Trump a décidé qu'il n'imposerait finalement pas de droits de douane à compter du 1er février prochain aux pays européens qui avaient décidé de soutenir le Danemark face aux États-Unis sur le dossier groenlandais.
  • Plusieurs pays européens ont rapidement salué ces nouvelles annonces de Donald Trump. Parmi eux, la Suède, l'Italie ou encore le Danemark qui se sont particulièrement réjouis de la suspension des menaces de taxes douanières.
  • Si la journée se conclut sur une bonne note, ce mercredi n'avait toutefois pas démarré sous les meilleurs auspices. Depuis Davos, en Suisse, où se tient le Forum économique mondial, Donald Trump avait commencé par prononcer un discours susceptible d'acter une rupture sans précédent avec l'Europe.
  • "Je demande l'ouverture de négociations immédiates afin de discuter à nouveau de l'acquisition du Groenland par les États-Unis", avait déclaré Donald Trump, tout en indiquant ne pas vouloir "utiliser la force". "Tout ce que je demande, c’est un bout de banquise en échange de la paix mondiale", avait-il minimisé, maintenant ses menaces contre le Groenland et les Européens.
  • Le président des États-Unis s'était une nouvelle fois payé Emmanuel Macron à la tribune. "J’ai appelé Emmanuel Macron. J’ai écouté son très beau discours hier avec ses lunettes de soleil [...] Il a essayé de faire le dur à cuire", avait-il lancé en référence au discours du président français, qui critiquait les États-Unis et leur volonté "d'affaiblir et subordonner l'Europe".

Vous souhaitez revoir le discours de Donald Trump à Davos ?

Le président des Etats-Unis Donald Trump était attendu pour un discours scruté à la loupe à Davos, ce mercredi 21 janvier. Après plusieurs tacles très appuyés sur l'Europe et la politique migratoire de certains États comme la France, Donald Trump s'est exprimé au sujet du Groenland. "J’ai du respect pour le peuple du Groenland, et tous les pays de l’OTAN doivent pouvoir protéger son territoire". "Mais personne ne peut protéger le Groenland si ce n’est les États-Unis", a-t-il dit.

Donald Trump a aussi regretté que les dirigeants européens aient, selon lui, tourné le dos à tout ce qui fait la richesse et la puissance des nations". Il les a accusé d'avoir "importé des populations" et "fermé des usines". "Le résultat a été des déficits budgétaires, des déficits commerciaux records et tout cela avec une vague de migration de masse comme on a jamais vu dans l’histoire de l’humanité [...] Franchement, il y a plein d’endroits dans notre monde qui sont en train d’être détruits sous nos yeux et leurs dirigeants ne comprennent même pas ce qui est en train de se passer. Et ceux qui comprennent n’y font rien", a-t-il poursuivi. "Certains endroits en Europe sont méconnaissables", a-t-il ajouté, citant notamment la France.