Procès requis de Booba : "J'ai tenté plusieurs fois d'en finir", lance Magali Berdah

Procès requis de Booba : "J'ai tenté plusieurs fois d'en finir", lance Magali Berdah Le parquet de Paris requiert un procès contre le célèbre rappeur Booba mis en examen depuis 2023 pour harcèlement moral sur Magali Berdah.

Le rappeur originaire des Hauts de Seine est mis en examen depuis 2023 pour harcèlement à l'encontre de l'auto-entrepreneuse et influenceuse Magali Berdah. Et le dossier évolue : le parquet de Paris requiert ce lundi 23 février un procès à son encontre, selon France info, près de quatre an après le début des accusations d'intimidation. Elie Yaffa de son vrai nom, l'artiste avait été placé sous contrôle judiciaire suite à la plainte de la femme d'affaires à son encontre, l'accusant de cyberharcèlement moral aggravé. Les avocats de la plaignante, Antonin Gravelin-Rodriguez, Rachel-Flore Pardo et David-Olivier Kaminski ont réagi à cette nouvelle en insistant sur le possible "renvoi de Booba et ses complices devant le Tribunal correctionnel" si le parquet est suivi.

Fondatrice de la célèbre agence d'influence "Shauna Events", Magali Berdah impute également au rappeur le fait "d'avoir causé un lourd préjudice à son entreprise", explique Nice Matin. Elle accuse le rappeur d'avoir menacé les marques qui travaillaient avec elle, afin qu'elles rompent leur collaboration. 

Booba remettait notamment en cause les produits vendus par la femme de 44 ans. Il aurait pris la parole à plusieurs reprises sur les réseaux sociaux, ou il cumule plus de 6 millions d'abonnés, pour accuser l'influenceuse d'être à l'origine de "pratiques commerciales douteuses" en vendant des produits promus que les clients n'auraient jamais reçus. Sur X, Booba avait dénoncé des "pédo-sociopathes et des voleuses, arnaqueuses, manipulatrices", ajoutant : "Avec ou sans moi, une armée s'est réveillée. Attention…"

"Booba a voulu me mettre à terre et me rendre infréquentable", a réagi lundi Magali Berdah, contactée par l'AFP. "J'ai énormément souffert de cet harcèlement inhumain, ma famille aussi. J'ai même tenté plusieurs fois d'en finir, non pas par lâcheté mais pour libérer mes proches de cet enfer. Mais j'ai tenu, et je me sens aujourd'hui comme une guerrière et j'irai jusqu'au bout, grâce à la justice, afin que ça ne se reproduise plus jamais", a-t-elle poursuivie. 

Booba n'est pas le seul a faire face à la justice dans le dossier du cyberharcèlement supposé de Magali Berdah. Treize autres personnes avaient été interpellées en 2022 pour menace sur les réseaux sociaux. A l'issue de l'enquête, douze d'entres eux avaient reçu une convocation pour être jugés par le tribunal correctionnel en 2023 pour les faits de "cyberharcèlement et menaces de mort dont certains à raison de la religion de la victime", relate France info.