Marine Le Pen a trouvé comment rester encore conseillère départementale

Marine Le Pen a trouvé comment rester encore conseillère départementale La justice vient de retirer à Marine Le Pen son mandat de conseillère départementale du Pas-de-Calais. Mais une ultime procédure peut lui permettre de contester cette décision.

Le tribunal administratif de Lille a rendu sa décision ce mercredi 4 juin 2025, Marine Le Pen est officiellement destituée de son mandat de conseillère départementale du Pas-de-Calais. Cette décision fait suite à la condamnation de la patronne du Rassemblement national (RN) en mars pour détournement de fonds publics. Quatre ans de prison dont deux fermes ainsi qu'une peine d'inéligibilité de cinq ans ont été ordonnés contre cette dernière.

Marine Le Pen avait alors formé un recours contre cette décision, qui a été rejeté. "Le tribunal a jugé que les dispositions législatives du code électoral applicables aux conseillers départementaux imposent au préfet de déclarer démissionnaire d'office l'élu départemental déclaré inéligible par le juge pénal", indique le communiqué officiel. Désormais, l'ex-présidente du parti à la flamme dispose d'un délai assez restreint pour faire appel de la décision devant le Conseil d'Etat.

Le mois de la dernière chance ?

Et c'est précisément grâce à ce point que Marine Le Pen espère toujours rester conseillère départementale. L'appel étant suspensif, elle pourrait conserver son titre le temps de cette ultime procédure, à savoir, un mois. Pour rappel, la députée du Pas-de-Calais conserve également son mandat d'élue à l'Assemblée nationale.

Pour l'avocat de Marine Le Pen, la décision du tribunal administratif de Lille "viole plusieurs principes fondamentaux dans un Etat de droit", comme indiqué dans les colonnes du HuffPost. À savoir : "le principe de la contradiction, ainsi que plusieurs engagements internationaux de la France", notamment car la peine d'inéligibilité reste "non définitive".

La triple candidate à l'élection présidentielle interjette donc appel pour "obtenir l'annulation" de sa peine avec exécution provisoire, "puisqu'elle la prive de représenter les électeurs du canton d'Hénin-Beaumont 2, pour lesquels elle se bat depuis plusieurs années", précise Me Thomas Laval.