Mélenchon, auditionné à l'Assemblée : vers une confrontation explosive, déjà une proposition pour "enquiquiner" les élus

Mélenchon, auditionné à l'Assemblée : vers une confrontation explosive, déjà une proposition pour "enquiquiner" les élus Dans le cadre de la commission d'enquête sur les liens entre partis et islamisme, Jean-Luc Mélenchon devrait finalement bien être auditionné, même si convoquer le fondateur de LFI aura été un véritable chemin de croix.

La commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur les liens entre partis politiques et réseaux islamistes semble finalement avoir obtenu gain de cause. Jean-Luc Mélenchon a accepté d'être auditionné. Les députés en charge des investigations ne sont toutefois pas au bout de leur peine. La rencontre s'annonce d'ores et déjà explosive. Mais comme le rapporte Le Figaro, la seule convocation du fondateur de La France insoumise a déjà coûté quelques sueurs froides aux parlementaires, désormais on peu plus déterminés à l'affronter et ce, peu importe la date finalement choisie par le triple candidat de gauche à la présidentielle.

En effet, les députés souhaitaient initialement interroger Jean-Luc Mélenchon ce mardi 2 décembre après-midi. Ce sera, à la convenance de l'Insoumis, samedi ou dimanche. "Il propose une audition le week-end pour nous enquiquiner, mais s'il faut annuler toutes nos obligations en circonscription, nous le ferons", révèle le rapporteur de la commission et député Les Républicains du Doubs Matthieu Bloch, au Figaro.

"Il se moque de nous"

Au terme d'un long suspense, Jean-Luc Mélenchon a fait savoir lundi soir, via un communiqué, qu'il se rendrait bien au rendez-vous afin d'"éclairer la commission sur l'histoire de la pensée républicaine en matière de relations entre religion et politique, en tant que coprésident de l'Institut La Boétie" et ce, "bien qu'il ne soit plus député, ni responsable du mouvement ou président du groupe parlementaire, et bien que cette commission d'enquête ne respecte pas le règlement de l'Assemblée nationale". Mais aussi... malgré les "conditions étonnantes" dans lesquelles lui est parvenue l'invitation.

L'entourage de Jean-Luc Mélenchon a notamment déploré "une personne se présentant commissaire passant à 21h27 le samedi soir à son domicile, en son absence, et la découverte de deux courriers pliés en quatre laissés dans sa boîte aux lettres le dimanche, sans enveloppe". Des propos qui suscitent davantage encore l'ire de Matthieu Bloch. Selon lui, "plusieurs dates ont été proposées pour qu'il puisse s'organiser au mieux", et ce, dès le 13 novembre. N'ayant jamais reçu de retour du mouvement, les parlementaires ont donc décidé par la suite de lui envoyer directement la convocation à son adresse postale personnelle. "Il se moque de nous", s'énerve Matthieu Bloch qui n'hésite pas à parler de la "mauvaise foi" de Jean-Luc Mélenchon lorsque celui-ci affirme qu'il ne peut pas se rendre disponible "dans un délai aussi court" et qu'il est "déjà pris mardi".

La convocation de la patronne des écologistes, Marine Tondelier, aura donné bien moins de fil à retordre aux députés. Dès l'invitation du 13 novembre, elle avait répondu positivement à la demande. Son entourage avait affirmé que même si son parti n'est pas "dupe" de "l'instrumentalisation politique qui est faite de cette commission d'enquête par le parti qui l'a initiée", les écologistes n'ont "rien à cacher, et donc pas de raison de refuser une commission d'enquête validée par le Parlement". Plus remonté que jamais, Matthieu Bloch, ne manquera quoi qu'il en soit pas l'occasion de demander ce week-end à Jean-Luc Mélenchon "s'il a bien conscience de ce qui se joue, d'être devenu l'idiot utile de l'islamisme après avoir procédé à un virage ces dernières années". Comme un goût de revanche...