Budget 2026 : après le rejet des motions de censure, les marchés légèrement rassurés

Budget 2026 : après le rejet des motions de censure, les marchés légèrement rassurés Il faudra encore "dix à quinze jours de travail" pour que les parlementaires adoptent de façon définitive le budget de la France 2026 par 49.3. De leur côté, les marchés sont légèrement rassurés après l'annonce du rejet des motions de censure ce vendredi.

L'essentiel :
  • Les parlementaires français auront encore besoin de "dix à quinze jours de travail" pour que le budget de la France en 2026 soit adopté par 49.3. A moins d'une censure de Sébastien Lecornu, le budget 2026 pourrait être adopté "autour du 2 ou 3 février" selon Laurent Panifous, ministre des Relations avec le Parlement.
  • Les marchés ont connu une légère hausse depuis l'annonce du rejet des motions de censure par l’Assemblée nationale vendredi 23 janvier 2026. En effet, et à titre d’exemple, l'écart entre le taux d'emprunt de la France et celui de l'Allemagne a diminué.
  • Sur X, le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, a annoncé qu’il “n'y a pas de hausse d'impôts pour les entreprises" dans le projet de loi de finances 2026.

L'examen et le vote des motions de censure en vidéo

En savoir plus

Vendredi 16 janvier dernier, le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, a dévoilé les piliers de son budget 2026. Rappelons que Sébastien Lecornu a finalement engagé la responsabilité de son gouvernement en utilisant le 49.3 pour faire passer la partie 1 des "recettes" du PLF sans vote du Parlement, mardi 20 janvier.

Les annonces de Sébastien Lecornu sur le budget 2026

Concernant les travailleurs : Sébastien Lecornu a annoncé une hausse de la prime d’activité, mais aussi une réforme des allocations de solidarité. Il a aussi indiqué qu'il n'y aurait pas d'augmentation des charges pour ne pas augmenter le coût du travail, que l'apprentissage continuera d'être soutenu en particulier dans les PME. 

Sur la fiscalité : Il n'y aura pas non plus de mesure pesant sur les allocations pour les personnes en situation de handicap ou pour les allocations sur le logement, et pas de réforme de l'abattement de l'impôt sur le revenu pour les retraités. Et Sébastien Lecornu d'insister : "Il n’y aura dans ce budget aucune augmentation de la fiscalité sur les ménages directs ou indirects."

Concernant la jeunesse : les bourses vont être maintenues pour tous les étudiants et le repas à 1 euro en restaurant universitaire va être généralisé à partir de mai 2026. 2 000 postes doivent également être créés dans l'Éducation nationale. 

Concernant le logement : les bailleurs sociaux vont bénéficier d'une enveloppe de 400 millions d'euros pour construire et rénover davantage. Sébastien Lecornu a aussi annoncé la création d'un statut de bailleur privé. Enfin, le dispositif Ma Prime Rénov' va être maintenu.

Des économies sont tout de même attendues dans les dépenses des ministères, même si plusieurs verront quand même leur budget augmenter, à savoir : l'armée, la police, la justice, l'éducation nationale, la transition écologique et les outre-mer.

Au sujet des chefs d'entreprises, dans une lettre adressée deux jours plus tard au monde économique, dimanche 18 janvier, le Premier ministre annonce renoncer à baisser la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), et reconduire le barème de la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, sauf pour les ETI. "Il a donc été renoncé à toute économie sur les allègements de charges au détriment, malheureusement, de la baisse de la CVAE qui figurait dans le texte initial", indique le Premier ministre dans sa lettre, alors que le projet de budget initial combinait les deux.