Mort de Justine Vayrac : au procès, l'étonnant "homme de fer" qui trouble les débats

Mort de Justine Vayrac : au procès, l'étonnant "homme de fer" qui trouble les débats Le procès de Lucas Larivée s'est ouvert ce lundi 16 mars. Il est accusé du meurtre de Justine Vayrac, à l'automne 2022, en Corrèze. La jeune femme de 20 ans avait disparu après une sortie en boîte de nuit.

Justine Vayrac, jeune maman de 20 ans, avait mystérieusement disparu dans la nuit du 22 au 23 octobre 2022 alors qu'elle était sortie en boîte de nuit avec des amis à Brive-la-Gaillarde, en Corrèze. Son corps sans vie avait finalement été découvert quatre jours plus tard à proximité de la maison de Lucas Larivée. Ce jeune agriculteur, alors âgé de 21 ans, avait reconnu l'avoir tuée. Mais il a toujours nié toute accusation de viol dont il fait également l'objet.

Son procès s'est ouvert ce lundi 16 mars 2026 à Tulle. Rapidement, il a été question de la personnalité de Lucas Larivée. Au-delà de son enfance sans histoire au sein d'une famille stable, ce jeune homme qui plaisait beaucoup aux jeunes femmes semble avoir une facette plus sombre, selon les expertises psychologiques et psychiatriques qui ont pu être faites de lui. Des constats qui ont mené ce lundi à des échanges souvent musclés entre l'avocat de la défense et les experts.

Lucas Larivée aurait agi "comme un robot"

Cela a notamment été le cas après qu'un expert interrogé ce lundi a estimé que Lucas Larivée présentait "une personnalité psychopathique". Mais pas seulement. La notion de "sidération" de l'accusé au moment du drame a fait l'objet d'un vif débat. Une experte psychologue a notamment affirmé, dans le dossier, que Lucas Larivée aurait agi "comme un robot" alors qu'il était dans un état de sidération après avoir tué Justine Vayrac.

"Sidérer, ça veut dire transformer en un objet de la raideur du métal", a commenté l'expert psychiatre pour qui "quand on parle de sidération, c'est qu'on est transformé en statue de fer, on est rigidifié". Et de détailler, comme le relaient BFMTV et La Dépêche : "Si on revient à l'étymologie, la sidération, ça veut dire qu'on est figé. [...] Moi, je ne peux pas dire dans quel état il était, mais c'est un état qui survient après une chose émotionnelle. Sauf que si on dit derrière qu'il a agi comme un robot, les robots n'ont pas d'affect, que je sache", a-t-il poursuivi. Ce à quoi a répondu Me Michel Labrousse, avocat de la défense : "C'est votre avis. L'homme de fer, je ne sais pas où il est dans ce dossier."