Les clients de Shein vont-ils perdre les commandes passées récemment ?
Rien ne va plus pour Shein. Empêtré dans les polémiques ces derniers jours, le géant chinois, qui a ouvert mercredi son premier magasin en France au BHV, peine à sortir la tête de l'eau. Alors que des poupées à caractère pédopornographique ont récemment été vues en vente sur le site internet, des armes de catégorie A ont également été repérées sur Shein. Conséquence : différentes procédures ont été engagées à l'encontre de la plateforme.
Parmi elles, une opération qualifiée d'"inédite" a été menée ces dernières "24 heures", a révélé la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin ce 6 novembre. Ainsi, alors que la veille une procédure de suspension de Shein était lancée, ce jeudi, l'ensemble des colis expédiés par Shein et réceptionnés à l'aéroport parisien de Roissy-Charles de Gaulle ont été bloqués. Tous, sans exception, doivent être ouverts et contrôlés. Objectif : intercepter les éventuels produits illicites qui auraient été vendus par la plateforme chinoise.
Des produits non conformes et illicites
"200 000. C'est le nombre de colis qui seront contrôlés dans les prochaines heures par les douaniers mobilisés dans une opération de grande envergure à l'aéroport Roissy–Charles de Gaulle, visant à contrôler 100% des colis issus de la plateforme de e-commerce Shein", a indiqué sur X la ministre, qui précise que l'opération "vise à vérifier la conformité des produits, la véracité des déclarations et le respect des obligations fiscales et douanières".
200 000.
— Amélie de Montchalin (@AdeMontchalin) November 6, 2025
Cest le nombre de colis qui seront contrôlés dans les prochaines heures par les douaniers mobilisés dans une opération de grande envergure à laéroport RoissyCharles de Gaulle, visant à contrôler 100 % des colis issus de la plateforme de e-commerce Shein. Ce matin à pic.twitter.com/2n6JBJXTBh
Or, relevait Amélie de Montchalin en début d'après-midi, "les premiers constats font apparaître des produits non conformes et illicites : cosmétiques non autorisés, jouets dangereux pour les enfants, contrefaçons, appareils électroménagers défaillants". Des colis qui ne devraient pas être remis aux clients qui les ont commandés donc. "En France, la loi s'applique à tous. La protection des consommateurs n'est pas une option", justifie la ministre. En revanche, les colis composés de produits jugés conformes devraient, eux, bien reprendre leur route une fois le contrôle effectué et donc être livrés, malgré un léger retard.