Pourquoi Laurent Nuñez a-t-il porté plainte contre l'humoriste Pierre-Emmanuel Barré ?
Laurent Nuñez ne laisse pas passer cette blague. Le ministre de l'Intérieur a porté plainte, lundi 10 novembre, contre l'humoriste Pierre-Emmanuel Barré, chroniqueur sur Radio Nova. "Préserver la liberté de ceux qui font rire, c'est protéger la santé de notre démocratie. Radio Nova y est plus que tout attaché et n'acceptera aucune menace de quelque nature que ce soit sur ses humoristes et collaborateurs", a notamment réagi la radio dans un communiqué, selon Le Parisien.
Des propos tenus par Pierre-Emmanuel Barré ont provoqué le dépôt de cette plainte par Laurent Nuñez. Dans l'émission La Dernière, diffusée dimanche 9 novembre sur Radio Nova puis sur internet le lendemain, l'humoriste a fait une comparaison entre les forces de l'ordre et Daech. Le ministre de l'Intérieur a dénoncé des "propos inqualifiables" dans une "lettre plainte" transmise lundi dernier au parquet de Paris.
Laurent Nuñez aussi moqué par Pierre-Emmanuel Barré
Lors de son passage dans l'émission, l'humoriste est revenu sur la mise en examen de deux policiers pour viol et agressions sexuelles dans l'enceinte du tribunal de Bobigny. La police et la gendarmerie sont des "institutions structurellement brutales, racistes et déresponsabilisantes", a notamment affirmé Pierre-Emmanuel Barré en toute fin de chronique. "Des viols, des mutilations, des meurtres et des mecs qui se filment en train de faire tout cela en se marrant, en fait la police et la gendarmerie, c'est Daech avec la sécurité de l'emploi", a également déclaré l'humoriste.
Not all policemen !
— Radio Nova (@laRadioNova) November 10, 2025
(But beaucoup quand même.)
Pierre-Emmanuel Barré est dans La dernière, tous les dimanches en direct sur Nova de 18h à 20h et en podcast : https://t.co/nX32X4k1kf pic.twitter.com/mGNArL2OI7
Dans sa chronique, Pierre-Emmanuel Barré a aussi parlé de Laurent Nuñez. Selon lui, c'est grâce à l'ancien préfet de Paris "que les ophtalmos parisiens ont triplé leur chiffre d'affaires pendant les gilets jaunes". L'humoriste a aussi indiqué que le nouveau ministre de l'Intérieur était, selon ses "fortes suspicions", une "cuve à pisse". "La liberté d'expression (...) suppose d'accepter la satire, la caricature et la critique. Elle protège un droit fondamental, parce qu'une société libre n'a rien à craindre du rire", a également expliqué Radio Nova.