Marche blanche pour Mehdi Kessaci : partout en France, des rassemblements organisés pour lui rendre hommage

Marche blanche pour Mehdi Kessaci : partout en France, des rassemblements organisés pour lui rendre hommage Ce samedi 22 novembre, des marches blanches étaient prévues à Marseille et un peu partout en France en hommage à Mehdi Kessaci. Il a été assassiné il y a une dizaine de jours en pleine journée à Marseille (Bouches-du-Rhône).

Marseille et la France encore sous le choc… Le 13 novembre dernier, Mehdi Kessaci, 20 ans, est tué en plein jour et en pleine rue à Marseille (Bouches-du-Rhône). La jeune victime n’est autre que le frère du militant écologiste et anti-narcotrafic, Amine Kessaci. Très vite, la piste de l’"assassinat d’avertissement" est évoquée. Une marche blanche silencieuse a été organisée ce samedi 22 novembre, à partir de 15 heures. 

Une marche blanche pour dire stop et pour s'élever contre le narcotrafic. "Si on est des milliers à se lever et à prendre la parole, ils ne pourront pas tuer toute une Nation", a estimé au micro de BFMTV Amine Kessaci, qui dénonce pour sa part un "crime politique" et espère, avec le décès de son frère, un sursaut citoyen qui suscitera une volonté de lutter davantage contre le narcotrafic et le narcobanditisme. 6 200 personnes ont participé à cette marche blanche, selon la préfecture des Bouches-du-Rhône. 

La famille du jeune homme a pris la parole pendant cette marche blanche. Son frère, Amine, a diffusé un message audio dans lequel il a répété que Mehdi "était innocent". "Il n’était coupable que d’être mon frère". Sa mère a ensuite pris la parole :"Mon cœur est déchiré. Je suis inconsolable. Aucune mère ne veut voir mourir ses enfants avant elle." Elle s'est ensuite s’adressée aux personnes qui ont tué son fils : "Assassins, vous m'avez déjà tuée, mais vous ne tuerez jamais mon amour que j'ai pour mes enfants. (…) Vous avez pensé à vos mères ? Sont-elles fières de vous comme je suis fière de mes enfants ?"

De nombreuses personnalités politiques présentes

Dans ce contexte, de nombreuses personnalités politiques ont répondu présentes. Le maire de Marseille lui-même, Benoît Payan, a appelé à "l'unité nationale" et disait souhaiter la venue du plus grand nombre samedi. Plusieurs figures de la vie politique locale étaient présentes à ses côtés samedi. Parmi elles, Martine Vassal, présidente de la métropole et du conseil départemental des Bouches-du-Rhône, mais aussi Renaud Muselier, président de la Région Sud, rapporte BFMTV.

Les candidats aux élections municipales 2026 à Marseille Sébastien Delogu (LFI) et Franck Allisio (RN) ont aussi grossir les rangs de la marche blanche. Outre ces deux députés, trois parlementaires du groupe Ensemble pour la République dont l'ex-Premier ministre Gabriel Attal ont répondu à l'appel. "Le gouvernement sera présent et je me rendrai samedi à Marseille en compagnie de mon collègue Vincent Jeanbrun, qui est ministre de la Ville et du Logement", a fait savoir la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon au micro de TF1 vendredi. Son avion n'a pas pu arriver à temps à cause d'un problème de météo.

Grosse délégation à gauche

Dans un communiqué, les écologistes ont fait savoir qu'une grosse délégation devait également faire le déplacement. Parmi eux, la patronne du parti Marine Tondelier était présente, tout comme la présidente du groupe à l'Assemblée Cyrielle Chatelain et les sénateurs Yannick Jadot, Mélanie Vogel, Didier Jau, Guy Benarroche et Thomas Dossus. Siégeant aussi parmi les écologistes, les députés François Ruffin et Clémentine Autain étaient sur place.

Du côté du Parti socialiste, le patron Olivier Faure, le député Laurent Lhardit et la sénatrice Marie-Arlette Carlotti étaient au rendez-vous, comme les communistes Fabien Roussel, patron du PCF, et les sénateurs Ian Brossat et Jérémy Bacchi. L'insoumis Manuel Bompard était aussi présent. Enfin, selon Le Parisien, l'ex-Premier ministre Dominique de Villepin, l'ancien garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti et les eurodéputés François-Xavier Bellamy (LR) et Raphaël Glucksmann (Place publique) ont également annoncé leur présence aux organisateurs.

Alors que des associations, collectifs et syndicats complètent la liste des personnes qui seront présentes, la famille de Mehdi Kessaci a demandé à ce qu'aucune banderole ni aucun drapeau ne soit déployé et que les manifestants gardent le silence. À noter que d'autres manifestations seront organisées ailleurs dans le pays. Ce sera ainsi le cas à Paris, Lyon, Toulouse, Nantes, Rennes, Strasbourg, Bordeaux, Poitiers ou encore Clermont-Ferrand et Brest.