Manifestation et grève du 2 décembre : à Paris et en région, beaucoup de monde dans la rue ?

Manifestation et grève du 2 décembre : à Paris et en région, beaucoup de monde dans la rue ? Trois syndicats avaient appelé à une journée de grève et de manifestations ce mardi 2 décembre. De nombreuses mobilisations ont été organisées dans les plus grandes villes de France, mais la mobilisation ne semble avoir été au rendez-vous.

L'essentiel
  • La CGT, la FSU et Solidaires ont appelé à une journée nationale de grève et de manifestations ce mardi 2 décembre 2025 "contre l'austérité" et "pour les salaires". Les syndicats souhaitaient mettre la pression sur les débats et le vote du projet de budget 2026, jugé défavorable aux agents publics.
  • L'appel à la grève a été suivi dans quelques secteurs, essentiellement la fonction publique, mais aussi les écoles et un peu moins dans les transports. Les perturbations sont très  limitées.
  • La grève du 2 décembre s'accompagne également de plusieurs manifestations. Des centaines de mobilisations ont eu lieu ce matin, mais les cortèges ont été très clairsemés notamment à Paris. Un premier rassemblement a débuté en début d'après-midi, place de la Bourse puis un second place de l'Opéra, les manifestants étaient peu nombreux.
  • Selon les chiffres du ministère de l'Intérieur, 31 900 personnes ont manifesté dans l'Hexagone ce mardi. Sur X, la CGT a évoqué "plus de 150 manifestations et des dizaines de milliers de salariés du public et du privé en grève". D'après le syndicat, 17 000 personnes ont battu le pavé à Paris, soit moins que le 2 octobre (24 000) et bien moins encore que le 18 septembre (55 000).
  • Les syndicats, les grévistes et les manifestants ont listé plusieurs revendications dans un communiqué commun de la CGT, la FSU et Solidaires, comme l'abandon des "plans de suppressions de postes" et "la revalorisation générale des salaires" afin de compenser la stagnation du point d'indice, l'abrogation de la réforme des retraites, le renforcement des budgets des services publics et des mesures de justice fiscale.

La carte des manifestations du 2 décembre

Carte générée par la CGT via carte.cgt.fr

Où sont les manifestations à Paris et en France ?

  • Paris. Deux rassemblements dans la capitale. Un premier Place de la Bourse à 14h et un second à 16h Place de l'Opéra.
  • Marseille. Dans la cité phocéenne, le rendez-vous est donné à 10h30 aux Réformés, dans le 1er arrondissement.
  • Lyon. Le rassemblement est prévu place des Cordeliers, à 11h.
  • Toulouse.  Le départ du cortège se fera à 14h place Jean Jaurès.
  • Nice. Un rendez-vous est prévue à 10h Gare de Nice Ville.
  • Nantes. Le rassemblement se fera à 10h à la Préfecture.
  • Montpellier. Le rendez-vous sera à la CPAM (Caisse Primaire d'Assurance Maladie) à 10h30.
  • Strasbourg. Un rassemblement est prévue à 14h Place de la République.
  • Bordeaux. Un rendez-vous est prévue à 12h au Rectorat.
  • Lille. Le rassemblement se tiendra à 10h Place de la République.
  • Rennes. Un rendez-vous est prévue Place de la République à 13h.
  • Toulon.  Le premier rassemblement se tiendra à 10 h 30 au rond-point Kennedy à Saint-Raphaël et sur la place de la Liberté à Toulon. Une opération escargot s'élancera à 10 h de la sous-préfecture de Draguignan.
  • Reims. Un rendez-vous se tiendra à 10h à la Maison des syndicats.
  • Saint-Etienne. Le rassemblement se fera à 10h à la Bourse du travail.
  • Le Havre. Un rendez-vous est prévue à 10h30 au Cercle Franklin.

Le projet de loi de finances 2026 prévoit plus de 12 milliards d'euros d'économies, principalement concentrées sur les dépenses de fonctionnement des administrations, les effectifs publics et plusieurs mécanismes d'aides sociales. L'exécutif justifie ces coupes par la nécessité de contenir un déficit public estimé à 5,2 % du PIB et de répondre aux exigences européennes de discipline budgétaire. 

Mais pour les syndicats, cette stratégie revient à " affaiblir les services publics " dans un contexte où l'inflation continue d'éroder le pouvoir d'achat des ménages. Les suppressions de postes annoncées dans l'éducation, les hôpitaux ou encore l'administration fiscale ont été au cœur de nombreuses prises de parole ce mardi. Les syndicats dénoncent une situation " insoutenable " pour les agents publics, avec des postes vacants, un recours croissant au contractuel et une attractivité en berne. Le gouvernement assure pourtant travailler sur un "pacte de revalorisation ciblé", mais sans engagements chiffrés pour l'instant.