Crans-Montana : les larmes et les excuses de la gérante du bar suisse

Crans-Montana : les larmes et les excuses de la gérante du bar suisse À sa sortie d'audition vendredi, l'une des copropriétaires du bar Le Constellation de Crans-Montana s'est confondue en excuses auprès des victimes.

Un peu plus d'une semaine après l'incendie du bar Le Constellation, qui a coûté la vie à 40 personnes et blessé 116 autres dans la station de ski huppée de Crans-Montana, en Suisse, le pays rendait hommage aux victimes ce vendredi 9 janvier. En parallèle de cette cérémonie, l'enquête se poursuit pour tenter de déterminer les responsabilités de chacun.

Auditionnée par le ministère public à Sion, Jessica Moretti, l'une des propriétaires du bar où a eu lieu la tragédie le soir du Nouvel An, s'est exprimée à sa sortie d'audience. "Mes pensées constantes vont vers les victimes et les gens qui se battent aujourd'hui", a déclaré celle qui est aujourd'hui soupçonnée avec son époux, Jacques Moretti, d'"homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d'incendie par négligence". "C'est une tragédie inimaginable. Jamais, jamais on aurait pu imaginer ça. Ça s'est passé dans notre établissement et je tiens à m'excuser", a ajouté la Française, en larmes.

Son époux Jacques Moretti placé en détention

Si Jessica Moretti est ressortie libre de l'audition ce vendredi, ce n'est pas le cas de son mari. Également copropriétaire du bar, Jacques Moretti a lui été placé en détention. "Compte tenu de ses déclarations, de son parcours de vie et de sa situation en Suisse et à l'étranger, le ministère public a estimé que le risque de fuite était concret", a déclaré le ministère public de Sion, dont Le Dauphiné se fait l'écho.

Quant à Jessica Moretti, "le ministère public a estimé qu'il y avait un risque de fuite, mais qu'en même temps ce risque de fuite pouvait être paré par des mesures de substitution", ont fait savoir ses avocats à BFMTV. Concrètement, la propriétaire du Constellation va être placée sous bracelet électronique, avec interdiction de quitter le territoire, des contrôles réguliers à la police et le dépôt d'une caution et de ses papiers d'identité.

Le soir du Nouvel An, l'incendie, qui aurait, selon les premiers éléments de l'enquête, été causé par des bougies "fontaines" entrées en contact avec le plafond du sous-sol, avait fait virer la soirée festive au drame. Depuis, les investigations tentent de déterminer si les travaux réalisés par les deux propriétaires étaient en conformité.