Fini les Galeries Lafayette : ces sept magasins vont devoir changer de nom
C'est une enseigne historique de plus qui va disparaître de nos centres-villes. Si les magasins vont cette fois rester ouverts, les clients de 7 villes françaises vont voir s'éclipser une franchise iconique. Moins d'un mois après l'annonce retentissante de l'arrivée du géant de l'ultra fast-fashion Shein dans les couloirs des Galeries Lafayette, sept magasins installés en province vont être forcés à changer de nom avant la fin de cette année.
C'est la décision du président de la Société des Grands Magasins et du BHV, Frédéric Merlin, de signer un accord commercial avec Shein au début du mois d'octobre qui a mis le feu au poudre. Au point de forcer le groupe Galeries Lafayette à mettre fin à leur partenariat... Après avoir fait part de son "profond désaccord" avec l'installation de Shein dans ses magasins affiliés et gérés par la SGM, le groupe Galeries Lafayette a indiqué que la décision de retirer son nom "résulte du constat d'une divergence stratégique dans le cadre de leur collaboration". Ce partenariat, datant de 2021, prendra fin au cours des prochaines semaines. Le calendrier précis n'a pas encore été dévoilé.
"La décision entraînera le retrait de l'enseigne Galeries Lafayette et permettra au groupe SGM d'exploiter ces magasins sous une nouvelle identité, qui sera dévoilée prochainement", ont indiqué les deux parties dans un communiqué commun. Alors que les Galeries installées à Paris vont pouvoir garder leur précieuse enseigne, celles qui sont installées en région vont devoir revoir leurs bannières. Sur 22 magasins installés en province, les sept appartenant à la SGM sont concernés. Il s'agit de ceux d'Angers (Maine-et-Loire), de Dijon (Côte-d'Or), de Grenoble (Isère), du Mans (Sarthe), de Limoges (Haute-Vienne), d'Orléans (Loiret) et de Reims (Marne).
Dès l'annonce de ce partenariat économique avec le géant chinois, plusieurs grandes marques avaient décidé de quitter les rayons du BHV et des autres magasins appartenant à la SGM. On peut par exemple citer APC, Lejaby et Armor Lux. "Les marques qui ont choisi de partir représentent 0,2 % de notre chiffre d'affaires", avait alors indiqué Frédéric Merlin.
"J'ai décidé de ne pas revenir sur ma décision, malgré la polémique et la pression", ajoutait-il également sur son propre compte Instagram il y a quelques jours. "Ce dont je suis certain, c'est que dans le commerce, celui qui n'avance pas recule. Je refuse de céder à la bien-pensance qui croit détenir la vérité. Le commerce, c'est la vie réelle." Une prise de position très claire. Les clients le suivront-ils avec ce nouveau nom ?
