Chikungunya : l'épidémie officiellement terminée en France, voici le bilan

Chikungunya : l'épidémie officiellement terminée en France, voici le bilan La France a été touchée par une épidémie inédite de chikungunya en 2025.

L'épidémie de chikungunya est enfin terminée ! Dans son dernier bilan publié le 26 novembre 2025, Santé publique France affirmait qu'avec "les conditions environnementales hivernales et la fin de la période d'activité du moustique, la période de transmission (du chikungunya, ndlr) s'achève". Au total, 805 cas autochtones ont été déclarés en métropole entre début mai et fin novembre. Une situation inédite dans l'Hexagone. "Une telle précocité dans la saison d'activité du moustique et un nombre aussi élevé d'épisodes n'avaient jamais été observés jusqu'à présent", avait précisé Santé publique France dans un précédent bilan. 

Plusieurs foyers importants ont été identifiés, notamment en Provence-Alpes-Côte d'Azur, en Nouvelle-Aquitaine et en Occitanie. C'est la ville d'Antibes qui est la plus touchée, avec 141 cas. Il s'agit du plus gros foyer jamais observé en France. Plusieurs régions ont été touchées pour la première fois en 2025 : la Nouvelle-Aquitaine, le Grand-Est, la Bourgogne-Franche-Comté et le Centre-Val de Loire.

Au total, plus de 1 900 cas de chikungunya (importés et autochtones) ont été détectés en métropole en 2025. Les deux années précédentes, seulement une trentaine de cas avaient été déclarés, dont 0 ou 1 cas autochtone (contracté sur le territoire). Dans un communiqué de presse diffusé le 17 septembre, Santé publique France faisait état d'un "contexte inédit en France". 

L'épidémie est-elle terminée à La Réunion ?

A La Réunion, la "fin de la situation épidémique du chikungunya sur l'île" a été déclarée en juin, et depuis "la circulation du chikungunya est limitée", précisait l'Agence régionale de santé fin novembre 2025. Au total, plus de 54 000 cas (et 43 décès) ont été déclarés en 2025 à La Réunion.

Comment se protéger du chikungunya ?

Plusieurs vaccins contre le chikungunya existent. Jusqu'alors, il n'était pas recommandé aux voyageurs de se faire vacciner contre le chikungunya. Mais dans ses recommandations 2025 aux voyageurs, le Haut conseil de santé publique a mis à jour les recommandations concernant le chikungunya.

Le vaccin Ixchiq, qui avait été contre-indiqué chez les plus de 65 ans, est à nouveau autorisé dans cette tranche d'âge, d'après l'Agence européenne du médicament. Plusieurs effets indésirables graves - dont 3 décès - avaient en effet été recensés lors de la campagne de vaccination mise en place à la Réunion début avril, d'après l'Agence nationale de sécurité du médicament. Un autre vaccin autorisé en Europe en février 2025 appelé Vimkunya, est disponible en France mais n'a pas encore fait l'objet de recommandations officielles. 

En dehors de la vaccination, le seul moyen de se protéger de la maladie est d'éviter de se faire piquer par les moustiques grâce aux répulsifs, aux moustiquaires et en portant des vêtements longs et amples. Il est recommandé de surveiller une éventuelle apparition de symptômes aux personnes qui habitent, se rendent ou reviennent de la Réunion.

Les personnes fragiles doivent être particulièrement vigilantes, notamment celles qui souffrent de maladies chroniques, mais aussi les femmes enceintes et les personnes immunodéprimées, et désormais les plus de 65 ans, chez qui la vaccination n'est pas recommandée. La maladie peut en effet être grave chez ces personnes. Il n'existe aujourd'hui pas de traitement spécifique contre le chikungunya. Les seuls traitements disponibles sont symptomatiques, notamment le paracétamol. Une partie de la population est déjà immunisée contre le chikungunya suite à la dernière épidémie en 2005-2006, qui avait touché environ 260 000 personnes.

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