Norovirus : quel est ce virus, quels symptômes a une équipe de hockey aux JO 2026 de Milan-Cortina ?

Norovirus : quel est ce virus, quels symptômes a une équipe de hockey aux JO 2026 de Milan-Cortina ? Des cas de norovirus ont été détectés chez des joueuses de hockey, qui ont dû reporter leur match aux Jeux Olympiques de Milan.

Une épidémie de norovirus aux JO d'hiver ? Alors que les hockeyeuses canadiennes devaient affronter la Finlande ce jeudi soir à Milan, à 24 heures de la cérémonie d'ouverture, le match a dû être reporté. Une "décision prise après consultation de professionnels de la santé à la suite de l'identification de cas de norovirus au sein de l'équipe de Finlande", d'après le site officiel des Jeux Olympiques. Jeudi midi, 13 joueuses de l'équipe étaient ainsi infectées ou isolées en prévention.

"La plupart des joueuses vont mieux, mais elles ne sont pas suffisamment en santé pour jouer. Je ne voudrais pas mettre à risque les joueuses et leur demander de jouer", a précisé l'entraîneur de l'équipe finlandaise dans des propos repris par Radio Canada. Mais quel est ce virus, et quels symptômes provoque-t-il ?

Les norovirus sont "la principale cause de gastroentérites aigües" et "les principaux virus responsables des épidémies de gastro-entéries hivernales" en France, précise l'Anses (l'Agence nationale de sécurité sanitaire). Ces épidémies surviennent surtout en collectivités, comme les écoles, les hôpitaux, les maisons de retraite... ou les équipes de sport !

Les norovirus sont donc à l'origine de symptômes digestifs : nausées et vomissements, diarrhée, crampes abdominales... Des symptômes généraux comme de la fièvre, des frissons, des maux de tête ou des courbatures sont aussi possibles. Les symptômes apparaissent 24 à 48 h après l'infection, et durent généralement deux à trois jours.

Dans certains cas, notamment chez les enfants et les personnes âgées, ils peuvent durer plus longtemps. Des complications sont aussi possibles : déshydratation, perte de poids, insuffisance rénale... Les personnes fragiles (âgées, immunodéprimées, malades chroniques) sont particulièrement à risque. Il n'y a pas de traitement contre les norovirus, en dehors de l'hydratation pour réduire le risque de déshydratation.

Les norovirus peuvent être transmis de plusieurs façons. D'abord (et majoritairement) par contact direct avec les personnes malades. Ensuite, par certains aliments : "les végétaux et les coquillages sont contaminés lors de l'irrigation avec des eaux contaminées ou lorsqu'ils se trouvent dans des eaux marines contaminées, mais également lors de la manipulation, par une personne infectée, tout au long de la chaîne de production alimentaire", précise l'Anses. Les huîtres crues sont particulièrement à risque et sont à l'origine de la majorité des infections alimentaires collectives à norovirus en France.