"Va chier" : ces 8 stars vous incitent à aller aux toilettes. Elles ont une bonne raison de le faire
Elles ont toutes accepté de poser sur le trône dans une mise en scène photographique pour le moins inhabituelle. 8 personnalités ont répondu présent pour poser derrière l'objectif de la photographe Charlotte Abramow. Et le message qui accompagne cette photo où l'on aperçoit par exemple Franck Dubosc appuyer sur le bouton de la chasse d'eau est tout aussi original...
La mise en scène est volontairement provocante : chaque célébrité apparaît sur ou près des WC et accompagnée du message brutal "Va chier". Sur les affiches, on trouve aussi le slogan suivant : "Dites-le à ceux que vous aimez, ça peut leur sauver la vie." Une boutique solidaire a également été créée en ligne. On peut y acheter des produits dérivés comme un t-shirt bleu arborant le slogan "Va chier" à 18 euros, ou des mugs à 16 euros affichant d'un côté le message principal et de l'autre "Dites-le à votre boss, ça peut lui sauver la vie ". Ces objets permettent de participer financièrement à une bonne cause.
Les huit personnalités volontaires viennent de divers milieux et secteurs d'activité : on y trouve ainsi l'architecte Anthony Authié de Zyva Studio, les humoristes Franck Dubosc, Marine Leonardi et Kyan Khojandi, le fleurettiste triple médaillé olympique Enzo Lefort, l'influenceuse Paola Locatelli, la chroniqueuse mode Mademoiselle Agnès ou la chanteuse Suzane. Elles participent ainsi à cette nouvelle campagne jouant sur un sujet qui semblent gêner nombre de Français.
On ne parle pas là de la fréquence de vos passages aux WC mais bien d'un enjeu de santé publique. La Ligue contre le cancer a choisi cette approche décalée pour secouer les consciences et encourager les Français à participer aux campagnes de dépistage. Le message complet de la campagne précise : "Le dépistage du cancer colorectal, c'est simple, c'est gratuit, ça prend une minute, ça se fait à la maison, et c'est tous les 2 ans à partir de 50 ans".
Le choix de cette approche n'est pas anodin. Déjà en 2025, une enquête menée par la Fondation ARC pour la recherche sur le cancer, montrait que parler du sujet des selles restait tabou pour plus d'un Français sur deux âgé de 45 ans et plus. L'embarras représentait alors un frein au dépistage pour 31% des personnes concernées, tandis que 29% éprouvaient du dégoût à en parler. On ne parlait alors même pas du geste suivant qui consiste à envoyer par courrier un petit prélèvement de selles.
Or, il y a urgence ! Le cancer colorectal constitue la deuxième cause de décès par cancer en France, avec environ 17 000 à 18 000 décès annuels. Malgré ces statistiques alarmantes, seulement un tiers des 17,7 millions de personnes éligibles au dépistage organisé le font chaque année. Les hommes et les plus jeunes de la tranche d'âge concernée sont particulièrement réticents selon les enquêtes. La Ligue contre le cancer le rappelle pourtant : "dépisté à temps, le cancer du côlon se soigne dans 90% des cas".