Election UMP : le résultat de Sarkozy, étape décisif de son retour politique

Election UMP : le résultat de Sarkozy, étape décisif de son retour politique RESULTAT UMP - Le score de Nicolas Sarkozy en dira beaucoup sur son pouvoir des séduction auprès des adhérents UMP. L'ancien président attend un résultat de "maréchal" ce samedi 29 novembre.

[Mis à jour le 29 novembre 2014 à 12h11] Alors que l'élection s'est ouvert hier pour tous les adhérents de l'UMP souhaitant participer à l'élection de leur nouveau président, et que les sondages lui étaient ces dernier jours encore très favorables, Nicolas Sarkozy a lancé un ultime appel à la mobilisation jeudi soir. L'ancien chef de l'Etat a synthétisé à Nîmes, lors de son dernier meeting, les grands thèmes de sa campagne : pour redonner de la force à une "France abîmée", Nicolas Sarkozy veut créer un "parti de l'espérance" pour défendre la République et la "civilisation française" dans une Union européenne qui "s'est attribuée trop de compétences".
L'ancien président a terminé son tour de France avec une cote de popularité qui s'effrite. 63 % des sympathisants UMP souhaitent désormais le voir présider l'UMP, selon un sondage Odoxa pour i>Télé-Le Parisien/Aujourd'hui en France publié vendredi dernier. Ils étaient 73 % en octobre. Et plus nombreux encore il y a quelques mois. Ses rivaux, Bruno Le Maire (31 %, + 5 points) et Hervé Mariton (5 %, + 4 points), en profitent. Mais pas suffisamment, toutefois, pour prétendre jouer les trouble-fête lors de l'élection, au cours de laquelle seuls les adhérents peuvent voter (et non pas les sympathisants). Ce samedi, l'élection la Haute autorité a expliqué que l'élection de l'UMP avait été perturbée par un piratage. En ligne, un faux site UMP, Presidentump2014, a même été créé pour perturber le vote avec humour. Mais tout semble être rentré dans l'ordre. S'il fait peu de doutes que Nicolas Sarkozy prendra les rênes du principal parti de droite, sa chute dans les intentions de vote reste notable.

Président de l'UMP, oui mais avec un gros score

La prise de l'UMP constitue une étape décisive dans le processus de reconquête de Nicolas Sarkozy, dont l'objectif ultime reste la présidentielle de 2017. Une fois élu les départementales 2015 et les régionales qui suivront le seront tout autant.Un combat qui s'annonce bien plus difficile que prévu puisqu'il faudra se mesurer à un adversaire aussi coriace que populaire : Alain Juppé. En attendant ce duel, l'ex-Président doit se débarrasser ou éloigner autant que faire se peut de son principal boulet, l'affaire Bygmalion. Outre les affaires, c'est une question de société qui a semblé l'affaiblir : le mariage pour tous. Après avoir longtemps hésité, il a fini par lâcher récemment, chahuté par une salle qui l'a mis sous pression, qu'il était favorable à une abrogation de la loi Taubira. Un flottement qui a finalement agacé tout le monde. Bref, pas de quoi aborder sereinement les élections, qui devaient pourtant être une formalité pour le clan Sarkozy. "Ce score de 63 % serait certainement interprété comme un désaveu pour l'ex-chef de l'Etat", prévient toutefois le président d'Odoxa, Gaël Sliman, cité par Le Monde. C'est peu de le dire : l'entourage de l'ancien maire de Neuilly misait au départ sur un score triomphal d'au moins 85 %, le score qu'il avait recueilli en 2004. En vidéo - Alain Juppé hué, Nicolas Sarkozy acclamé : le meeting à Bordeaux s'est déroulé dans une ambiance survoltée samedi dernier. Un avant-goût du duel que devrait se livrer les deux hommes en vue de la présidentielle de 2017.

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