Ce cours introduit dans le programme des élèves à la rentrée ne va pas plaire à tous les parents

Ce cours introduit dans le programme des élèves à la rentrée ne va pas plaire à tous les parents Un nouvel enseignement fait son apparition à la rentrée 2025 pour les élèves de tous les niveaux. Il fait déjà polémique.

Ce lundi 1er septembre, 12 millions d'élèves reprendront le chemin de l'école. Chaque rentrée est marquée par des changements. Pause numérique, test d'aptitude physique, programme d'éducation à l'orientation ou encore formation à l'intelligence artificielle, les nouveautés seront nombreuses.  L'une d'elles fait particulièrement parler : l'introduction d'un programme d'éducation à la vie affective et relationnelle, et à la sexualité (Evars). Il est mis en place dans toutes les classes dès le 1er septembre, dans le privé comme dans le public. Depuis 2001, trois séances sur le sujet sont obligatoires, mais sont peu mises en place dans la réalité. Seuls 15% des élèves recevaient cet enseignement. 

Il consistera donc à mettre en œuvre ces trois séances minimum par an pour chaque niveau, avec un enseignement adapté à l'âge des élèves. Pour ceux du 1er degré, il s'agira d'une "éducation à la vie affective et relationnelle" afin d'"apprendre à se connaître et à connaître son corps, encourager les élèves à s'exprimer, permettre des choix responsables, respecter les autres et vivre ensemble grâce au respect et à l'empathie, et prévenir les violences sexistes et sexuelles", explique le ministère

Ainsi, les élèves apprendront à reconnaitre les émotions et travailleront sur la notion d'intimité, tout comme sur celle de consentement. Ils devront notamment savoir comment distinguer ce qu'il faut garder pour soi d'une situation à signaler, ou encore à demander l'accord à la personne concernée avant d'effectuer certaines actions envers elle. De nombreuses mises en situation seront effectuées lors des séances. 

Pour ceux du second degré (niveau collège et lycée), des notions liées à la "sexualité et la santé (reproduction, contraception, IST)" viendront s'ajouter afin de "favoriser des choix éclairés et responsables, lutter contre les discriminations (sensibiliser aux stéréotypes, notamment de genre, et promouvoir l'égalité et le respect entre les sexes) et prévenir les violences sexuelles et le harcèlement (consentement, respect du droit)". Au collège, il s'agira davantage de sensibilisation, alors qu'au lycée, cela vise aussi à développer l'esprit critique et la capacité d'action. Des œuvres littéraires, cinématographiques ou productions médiatiques pourront servir de support.

Les objectifs sont ainsi multiples : "transmettre des valeurs fondamentales, telles que le respect de soi et des autres, prévenir les discriminations, promouvoir l'égalité entre les garçons et les filles et lutter contre les stéréotypes, et lutter contre les violences et le harcèlement en renforçant la capacité des enfants à demander de l'aide". 

Ce nouveau programme a fait grandement polémique, dénoncé par des parents d'élèves jugeant cet enseignement trop précoce. Des incompréhensions sur le contenu de l'enseignement ont aussi poussé certains à croire que leurs enfants allaient apprendre des pratiques sexuelles en cours, ce qui ne sera évidemment pas le cas. A l'inverse, les syndicats enseignants ont défendu le programme, estimant que c'est un outil indispensable dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Les professeurs sont souvent déjà instruits sur le sujet, mais de nouvelles formations leur ont été proposées à partir du second trimestre 2025.