Un projet d'attentat déjoué dans le Pas-de-Calais ? Ce qu'on sait de l'intervention de la police
Les faits se sont déroulés mardi 10 mars au matin. Un véhicule stationné à proximité de la prison a été intercepté par les policiers du commissariat de Saint-Omer, à la suite d'un signalement lié au survol de la zone par un drone. À l'intérieur, les forces de l'ordre ont découvert une arme de poing chargée, une bouteille d'acide chlorhydrique et un drapeau de l'organisation État islamique, rapporte La Voix du Nord.
Deux frères nés en 2003 et 2005, dont l'un est fiché S, ont été immédiatement placés en garde à vue. Une perquisition au domicile d'un proche a également permis de saisir une arme de poing. Trois détenus de 19, 24 et 30 ans ont ensuite été interpellés à l'intérieur de la prison, soupçonnés d'avoir reçu des colis illicites dans le cadre de ce projet, révèle RTL.
Le parquet antiterroriste saisi
Le parquet national antiterroriste a ouvert une enquête pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle et détention d'arme de catégorie B en relation avec une entreprise terroriste". Les investigations sont conduites par la sous-direction antiterroriste (SDAT), la DGSI et la direction zonale de la police nationale Nord.
La CGT du centre pénitentiaire a confirmé au Parisien que du "matériel permettant la fabrication d'explosifs" avait été retrouvé dans le véhicule. Le syndicat a qualifié la découverte de "gravité extrême", dénonçant "une attaque ciblée" et un "manque criant de sécurité et d'effectifs" dans les prisons. Une fouille du centre s'est déroulée mardi 10 mars sous forte tension, confirmant la mobilisation des forces face à cette menace. L'affaire est toujours en cours d'instruction. Les autorités continuent de sécuriser le secteur et de recueillir tous les éléments pour déterminer l'étendue exacte de l'opération déjouée.