"Corps à Cœur" de Jessie Auryann : un livre faisant "l'apologie de la pédophilie" pour le gouvernement, des passages d'une extrême violence

"Corps à Cœur" de Jessie Auryann : un livre faisant "l'apologie de la pédophilie" pour le gouvernement, des passages d'une extrême violence Accusé d'apologie de la pédophilie et de la pédocriminalité par le gouvernement, le livre de dark romance "Corps à Cœur" de Jessie Auryann a été retiré de la vente par Amazon.

Vive polémique. Au centre des débats Corps à Cœur de Jessie Auryann, un ouvrage autoédité de dark romance dont le premier tome a été publié en 2023 et le second en 2024. Incarnant le nouveau sous-genre littéraire qu'est la dark romance, ou "sombre romance" en français - doux mélange entre romance et littérature érotique qui met en scène des amours impossibles où violences sexuelles et psychologiques sont au programme - Corps à Cœur est dans l'œil du cyclone.

À l'origine de ce tumulte, des messages sur la communauté #BookTok. S'en est suivie la création d'une pétition sur Change.org. Elle dénonce le fait que "l'ouvrage Corps à cœur franchit une ligne rouge éthique et légale qui nécessite une intervention immédiate". Alors que la pétition prenait de l'ampleur ce mardi 24 février, avec pas moins de 70 000 signatures recueillies, la haute-commissaire à l'Enfance, Sarah El Haïry, s'est saisie du sujet.

La haute-commissaire à l'Enfance, Sarah El Haïry, saisit la justice

"On ne peut pas tout écrire au nom de la 'dark romance'", a estimé sur X Sarah El Haïry pour qui "certains extraits" de Corps à Cœur relèvent clairement "de l'apologie de la pédophilie et pédocriminalité". Et Sarah El Haïry de renchérir : "Face à ces dérives à des fins 'récréatives' ou 'lucratives', nous avons le devoir d'agir. J'ai saisi la plateforme Pharos et la justice."

Face à la polémique, Amazon, qui avait dans un premier temps fait savoir procéder "à l'examen urgent du titre", a annoncé mardi soir, par la voix d'un de ses porte-parole, avoir retiré de la vente l'ouvrage. Il y a quelques jours, l'autrice du livre en question s'était quant à elle émue de cette "campagne de dénigrement", selon ses termes, remarquant que son roman "comporte des avertissements clairs", et ce, dès les premières pages, relaie La Dépêche.