Thierry Breton : pourquoi l'ancien ministre est-il interdit de séjour aux États-Unis par Trump ?
Qu'est-ce que les États-Unis reprochent à Thierry Breton et à quatre autres personnalités européennes ? Mardi 23 décembre, l'administration de Donald Trump a annoncé des sanctions à l'encontre de l'ancien ministre de l'Économie français et de quatre autres figures européennes : les États-Unis reprochent à ces Européens d'avoir fait pression sur les plateformes des géants de la tech comme Meta, X ou TikTok afin de supprimer des contenus accusés de véhiculer de fausses informations, notamment sur la guerre entre Israël et le Hamas.
Aux yeux de l'administration Trump, ces pratiques, légales au sein de l'Union européenne (UE), constituent une atteinte directe à la souveraineté américaine, rapporte RFI. Le département d'État américain explique refuser toute "ingérence extraterritoriale" visant à restreindre la liberté d'expression aux États-Unis. Marco Rubio, le chef de la diplomatie, dénonce "des idéologues européens qui cherchent à contraindre des plateformes américaines à sanctionner des opinions américaines", a-t-il déclaré sur le réseau social X.
For far too long, ideologues in Europe have led organized efforts to coerce American platforms to punish American viewpoints they oppose. The Trump Administration will no longer tolerate these egregious acts of extraterritorial censorship.
— Secretary Marco Rubio (@SecRubio) December 23, 2025
Today, @StateDept will take steps to
De son côté, Paris dénonce "avec la plus grande fermeté la restriction de visa", a rapporté le HuffPost. Tandis que Thierry Breton a, quant à lui, critiqué la décision de l'administration américaine sur X en évoquant un "vent de maccarthysme" aux États-Unis. Une référence à la chasse aux sorcières anticommuniste menée par le sénateur américain Joseph McCarthy dans les années 1950 aux États-Unis.
Un vent de maccarthysme souffle-t-il à nouveau ?
— Thierry Breton (@ThierryBreton) December 23, 2025
Pour rappel : 90 % du Parlement européen démocratiquement élu et les 27 États membres à lunanimité ont voté le DSA
À nos amis américains : La censure nest pas là où vous le pensez.
Le président Emmanuel Macron a dénoncé, ce mercredi 24 décembre, la décision de l'administration Trump d'interdire de séjour l'ancien commissaire européen Thierry Breton pour sa volonté de réguler les grandes plateformes numériques, y voyant une atteinte à la souveraineté européenne. "La France dénonce les décisions de restriction de visa prises par les États-Unis à l’encontre de Thierry Breton et de quatre autres personnalités européennes. Ces mesures relèvent de l’intimidation et de la coercition à l’encontre de la souveraineté numérique européenne", dit Emmanuel Macron sur X. "La réglementation numérique de l’Union européenne a été adoptée à l’issue d’un processus démocratique et souverain par le Parlement européen et le Conseil", rappelle-t-il.
Qui sont les quatre autres représentants d'ONG visés ?
Outre l'ancien ministre de l'Économie français de 2005 à 2007, des représentants d'ONG ont aussi été visés par des sanctions. Parmi eux, on retrouve Imran Ahmed, membre d'une ONG luttant contre la désinformation et les messages haineux en ligne ou encore Clare Melford, Anna-Lena von Hodenberg, fondatrice de HateAid, une autre ONG allemande. Enfin, il y a aussi Josephine Ballon, de la même association.
Donald Trump mène une offensive importante visant les règles de l'Union européenne sur la tech, rapporte France info. Parmi ces règles, il y a celles qui consistent à imposer aux plateformes des obligations, en particulier de signalement de contenus problématiques. Les États-Unis estiment, cependant, qu'il s'agit de censure. Comme le rappelle encore France info, l'UE détient un arsenal juridique identifié comme celui le plus puissant au monde pour réguler le numérique.
12:19 - Emmanuel Macron dénonce "l'intimidation" des Etats-Unis
Le président Emmanuel Macron a dénoncé, ce mercredi 24 décembre, la décision de l'administration Trump d'interdire de séjour l'ancien commissaire européen Thierry Breton pour sa volonté de réguler les grandes plateformes numériques, y voyant une atteinte à la souveraineté européenne. "La France dénonce les décisions de restriction de visa prises par les États-Unis à l’encontre de Thierry Breton et de quatre autres personnalités européennes. Ces mesures relèvent de l’intimidation et de la coercition à l’encontre de la souveraineté numérique européenne", dit Emmanuel Macron sur X. "La réglementation numérique de l’Union européenne a été adoptée à l’issue d’un processus démocratique et souverain par le Parlement européen et le Conseil", rappelle-t-il.
La France dénonce les décisions de restriction de visa prises par les États-Unis à l’encontre de Thierry Breton et de quatre autres personnalités européennes.
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) December 24, 2025
Ces mesures relèvent de l’intimidation et de la coercition à l’encontre de la souveraineté numérique européenne.…