Iran : une frappe de Trump et une guerre incontrôlable ?
- Donald Trump a déclaré, dimanche 1er février, espérer conclure un accord avec l’Iran après une mise en garde du guide suprême iranien Ali Khamenei sur le risque d’une "guerre régionale" si les Etats-Unis mettaient à exécution leur menace d’intervention militaire. "Si n'avons pas d'accord, nous allons voir si (le guide suprême) avait raison ou non", a précise le locataire de la Maison-Blanche.
- Prenant la parole pour la première fois en deux semaines, Ali Khamenei avait lancé plus tôt une nouvelle mise en garde. "Les Américains doivent savoir que s’ils déclenchent une guerre, cette fois-ci ce sera une guerre régionale", a-t-il prévenu. Il a aussi fustigé de nouveau les protestataires. Ils "ont attaqué la police, des bâtiments gouvernementaux, des casernes des Gardiens de la Révolution, des banques, des mosquées et ont brûlé le Coran (…) c’était un véritable coup d’Etat", a accusé l’ayatollah Khamenei.
- La situation reste tendue : les Etats-Unis ont déployé dans le Golfe une dizaine de navires, dont le porte-avions Abraham Lincoln, les forces armées iraniennes se disant "en état d’alerte maximale".
- C'est également avec l'Europe que la situation se complexifie. "La décision de l’Iran de désigner les armées régulières européennes comme organisations terroristes" est "une réponse consternante de la part du régime" et "n'a aucun fondement", pour la France, ont réagi des sources diplomatiques auprès de Radio France dimanche 1er février. L'Iran a pris cette décision après celle de l'Union européenne de désigner les Gardiens de la révolution comme "organisation terroriste".
- La France appelle désormais le régime iranien à "impérativement libérer les prisonniers, mettre fin aux exécutions, lever le blocus numérique et permettre à la Mission d'établissement des faits du Conseil des droits de l'Homme des Nations Unies d'enquêter sur les crimes commis en Iran".
L’imam Ali Khamenei, guide suprême iranien, a mis en garde contre toute offensive américaine, assurant qu’une telle action déclencherait "une guerre régionale". L’avertissement a été lancé ce le dimanche 1er février, alors que le président américain Donald Trump menace à nouveau de recourir à la force contre Téhéran. Rappelons que Washington avait déjà mené de brèves frappes contre l’Iran lors d’un conflit de douze jours en juin, déclenché par Israël. Depuis la vague de manifestations violemment réprimées - qui a fait des milliers de morts - Donald Trump laisse planer la possibilité d’une nouvelle intervention militaire, même si, ces dernières heures, les deux pays semblent vouloir privilégier la voie diplomatique. La pression s’accentue également du côté européen : l’Union européenne a inscrit les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique accusée d’avoir orchestré la répression du mouvement de protestation, sur la liste des "organisations terroristes".