Guerre en Iran : Téhéran tient tête à Trump, l'envoi de troupes acté
- La guerre en Iran se poursuit ce mercredi 25 mars. Donald Trump a évoqué un plan de paix en 15 points avec l'Iran. En contrepartie, Téhéran obtiendrait une levée des sanctions internationales à son encontre et un soutien pour son programme nucléaire civil.
- Parmi les 15 mesures proposées par le président américain, cinq concernent le programme nucléaire iranien. Pour mener à bien son projet, Donald Trump propose un cessez-le-feu d'un mois en guise de condition, le temps que les autorités iraniennes étudient leurs demandes. Ces demandes auraient été transmises par le Pakistan selon Washington.
- "Contrairement à ce qu'affirme Trump, aucune négociation, directe ou indirecte, n'a eu lieu", assure Reza Amiri Moghadam, ambassadeur iranien au Pakistan. De plus, selon la télévision d'Etat iranienne, citant un responsable non identifié, l'Iran a refusé le plan de paix proposé par les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre.
- "Ne testez pas notre résolution à défendre notre pays", a également déclaré le président du Parlement iranien aux Etats-Unis, en guise de menace. Selon le Wall Street Journal, Téhéran exige le départ des forces américaines du Golfe et la levée des sanctions pour reprendre des négociations de cessez-le-feu.
- Enfin, pas moins de 2 000 soldats américains de la 82e division aéroportée vont être déployés au Moyen-Orient, selon le New York Times. Faisant planer le doute sur les réelles velléités de Donald Trump.
- La France continue de surveiller l'évolution de la guerre en Iran et prend des mesures concernant la commandes et la fabrication de munitions face au risque de "globalisation" évoqué par Sébastien Lecornu à l'Assemblée. Le Premier ministre a cependant réaffirmé que la France "n'est pas partie au conflit" et "ne se laissera pas entrainer dans une guerre qu'elle n'a pas choisi".
18:53 - Les Etats-Unis évoquent un "triomphe militaire retentissant" en Iran
Les Etats-Unis "continuent de décimer les capacités offensives et défensives du régime terroriste iranien", déclare Karoline Leavitt, porte-parole de la Maison Blanche, évoquant des opérations au "triomphe militaire retentissant" au Moyen-Orient, ce mercredi.
18:22 - Israël annonce élargir la "zone tampon" dans le sud du Liban
Le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a affirmé dans une vidéo diffusé par son cabinet qu'Israël est en train d'élargir la "zone tampon" dans le sud du Liban pour "éloigner la menace des missiles" du Hezbollah. "Nous avons créé une véritable zone de sécurité empêchant toute infiltration vers la Galilée et la frontière nord d'Israël. Nous élargissons cette zone pour éloigner la menace des missiles antichars et créer une zone tampon plus étendue", a-t-il déclaré.
17:24 - Emmanuel Macron a assuré le "soutien total de la France" à son homologue libanais
Emmanuel Macron a indiqué s'est entretenu avec son homologue libanais, Joseph Aoun, et l'avoir "assuré du soutien total de la France". "Nous poursuivrons l’acheminement d’aide humanitaire aux populations déplacées et notre appui résolu aux forces armées et aux forces de sécurité libanaises avec la fourniture, dans quelques jours, de véhicules de transport blindés. L’intégrité territoriale du Liban, la protection des civils, quelle que soit leur confession, et la préservation des institutions de l’État et des infrastructures du pays sont essentielles", a poursuivi le président de la République.
Je me suis entretenu hier avec le Président libanais Joseph Aoun.
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) March 25, 2026
L’exécutif libanais a pris, depuis le début de l’escalade militaire décidée par le Hezbollah, des mesures fortes et courageuses pour mettre en œuvre son agenda de souveraineté, au bénéfice de tous les Libanais.…
17:08 - Lecornu redoute une "globalisation" de la guerre en Iran et annonce deux mesures françaises
Sébastien Lecornu a évoqué la situation au Moyen-Orient ains que la position de la France et les conséquences auxquelles elle fait face à l'Assemblée nationale. "Ce qui se joue aujourd'hui au Proche et au Moyen-Orient ce n'est pas une guerre lointaine, ce n'est pas une crise de plus c'est une guerre qui s'étend, qui frappe des infrastructures civiles, qui menace la sécurité maritime et qui déstabilise durablement toute une région et qui peut aller jusqu'à une forme, on le redoute, de globalisation", a-t-il déclaré. Face à ce risque, le Premier ministre a dit prévoir un investissement de 8,5 milliards d'euros supplémentaires de commandes de munitions "entre 2026 et 2030". Une mesure qui passera par l'actualisation de la loi de programmation militaire (LPM) qui sera examinée au Parlement à partir du mois de mai. "C'est indispensable et c'est colossal", estime Sébastien Lecornu. Il a également annoncé la "création imminente de la plateforme France munitions, qui sera un grossiste de munitions inédit pour répondre aux besoins de nos armées françaises et de nos alliés".
16:23 - La guerre est désormais "hors de contrôle", alerte l'ONU
Panique à l'ONU. La guerre au Moyen-Orient est "hors de contrôle", s'inquiète le secrétaire général de l'ONU, craignant un conflit encore "plus large" qui risque de provoquer une "marée de souffrance humaine". "J'avais prévenu que les combats risquaient de provoquer une réaction en chaîne que personne ne pourrait contrôler", a déploré Antonio Guterres devant les journalistes ce mercredi 25 mars.
16:09 - Téhéran refuse la proposition de paix américaine, selon la télévision d'Etat iranienne
Selon la télévision d'Etat iranienne, citant un responsable non identifié, l'Iran a refusé le plan de paix proposé par les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. "L'Iran a réagi négativement à la proposition américaine", a indiqué Press TV. "La guerre prendra fin lorsque l'Iran décidera d'y mettre fin, et non lorsque Trump le décidera", est-il précisé.
15:52 - Le Pentagone ordonne le déploiement de 2 000 soldats au Moyen-Orient
"Le Pentagone a ordonné à quelque 2 000 soldats de la 82e division aéroportée de l’armée de terre de commencer un déploiement vers le Moyen-Orient afin d’offrir au président Trump des options militaires supplémentaires", a rapporté The New York Times le 24 mars. "Ces forces de combat viendraient de la 'force de réaction immédiate', une brigade d’environ 3 000 soldats capables de se déployer partout dans le monde dans un délai de dix-huit heures", précise le quotidien.
11:11 - "Aucune négociation n'a eu lieu" entre Washington et Téhéran, dit l'ambassadeur iranien au Pakistan
"Nous avons également entendu parler de tels détails par les médias, mais d'après mes informations - et contrairement à ce qu'affirme Trump - aucune négociation, directe ou indirecte, n'a eu lieu jusqu'à présent entre les deux pays", déclare Reza Amiri Moghadam, ambassadeur iranien au Pakistan, malgré des affirmations contraires de Donald Trump. Pour autant, il est "naturel que des pays amis soient toujours engagés dans des consultations avec les deux parties pour mettre fin à cette agression illégitime", estime-t-il.
09:13 - Téhéran fixe plusieurs conditions avant une reprise des négociations avec les USA
Pour reprendre des négociations de cessez-le-feu avec les Etats-Unis, l'Iran souhaite la fermeture de toutes les bases militaires américaines dans le Golfe et le versement de compensations financières pour les frappes menées sur son territoire, d'après le Wall Street Journal. Téhéran réclamerait un nouvel ordre dans le détroit d’Ormuz qui lui permettrait de percevoir des droits de passage sur les navires en transit.
Mais ce n'est pas tout. Téhéran demande également des garanties contre une reprise des combats, l’arrêt des frappes israéliennes contre le Hezbollah, la levée complète des sanctions américaines, ainsi que la possibilité de conserver son programme de missiles sans engager de négociations visant à le limiter.
08:48 - "Ni pourparlers ni négociations", dit le ministère iranien des Affaires étrangères
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baghei, dément ce mercredi 25 mars toute négociation avec les USA. "Nous avons clairement indiqué hier qu'il n'y a ni pourparlers ni négociations entre l'Iran et les États-Unis", dit-il. "Nous avons vécu une expérience catastrophique, il faut le dire, avec la diplomatie américaine. Nous avons été attaqués à deux reprises en l'espace de neuf mois, alors que nous étions en plein processus de négociation pour résoudre la question nucléaire. Il s'agit donc d'une trahison diplomatique", dénonce-t-il chez India Today.
08:30 - "Une nouvelle tromperie" ? L'Iran se méfie de la proposition de dialogue américaine
"L'Iran soupçonne que la proposition de dialogue de Trump pour mettre fin à la guerre ne soit qu'une nouvelle tromperie. Des responsables iraniens ont déclaré aux pays tentant une médiation entre l'Iran et les États-Unis avoir déjà été dupés à deux reprises par le président Trump et qu'ils 'ne veulent pas l'être une nouvelle fois' lors des négociations", selon une source proche du dossier auprès du média israélien N12.
איראן חושדת כי ההצעה של טראמפ למו"מ על סיום המלחמה היא תרגיל הטעיה חדש. בכירים איראנים אמרו למדינות שמנסות לתווך בין איראן לארה״ב כי הם כבר הוטעו פעמיים על ידי הנשיא טראמפ וכי הם "לא רוצים להיות מרומים שוב” במהלך המו"מ, כך לפי מקור בעל ידע ישיר על הדיונים@BarakRavid
— החדשות - N12 (@N12News) March 25, 2026
08:21 - "Le dialogue est toujours préférable à la guerre", martèle la Chine à l'Iran
Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a encouragé l'Iran a discuter avec les Etats-Unis. Pendant cet échange téléphonique avec le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi, Wang Yi a déclaré espérer que les parties "saisiraient toutes les occasions et toutes les opportunités de paix pour lancer un processus de négociation au plus vite", selon un communiqué du gouvernement chinois. "Le dialogue est toujours préférable à la guerre", dit-il.
08:10 - "Les Etats-Unis négocient avec eux-mêmes", déclaré un porte-parole de l'armée iranienne
Alors que Donald Trump a proposé un plan de paix en 15 points à l'Iran dans la nuit, et que Téhéran semble desserrer son étreinte sur lé détroit d'Ormuz - les "navires non hostiles" peuvent désormais emprunter le détroit à condition de respecter les règles de sûreté et de sécurité, selon un communiqué transmis à l'Organisation maritime internationale (OMI) - un porte-parole de l'armée iranienne ne semble pas forcément enclin à une paix rapide.
En effet, selon ce porte-parole de l'armée iranienne cité par la télévision d'Etat, les USA "négocient avec eux-mêmes", a-t-il déclaré dans des propos rapportés par Reuters. "Comme nous l'avons toujours dit… personne comme nous ne fera affaire avec vous. Ni maintenant, ni jamais", a notamment déclaré Ebrahim Zolfaqari, en s'adressant à Washington.
07:15 - "La France n'est pas partie au conflit" dans la guerre en Iran réaffirme Sébastien Lecornu
Sébastien Lecornu a assuré devant l'Assemblée nationale que la France "ne se laissera pas entraîner dans une guerre qu'elle n'a pas choisi" mais qu'elle doit "prendre ses responsabilités" à l'heure de la guerre en Iran. Il a réaffirmé que "la France n'est pas partie au conflit" et "ne participera pas à des opérations de guerre pour ouvrir le détroit d'Ormuz par la force" : "Elle ne se laissera pas entrainer dans une guerre qu'elle n'a pas choisi, mais elle est prête à prendre ses responsabilités pour sécuriser les routes maritimes dans le cadre du droit international et avec ses partenaires".
Ce mercredi 25 mars, la guerre en Iran entre dans son 26e jour de conflit entre Téhéran, d'un côté, et les États-Unis et Israël de l'autre. Après l'offensive israélo-américaine qui a entraîné la mort d'Ali Khamenei, qui occupait la fonction de guide suprême de la République islamique d'Iran depuis les années 1980, le régime iranien a mené la riposte et a nommé l'un des fils de l'ancien guide suprême, Mojtaba Khamenei. L'Iran a mené des frappes contre des cibles américaines situées dans plusieurs pays du Moyen-Orient étendant la guerre à l'ensemble de la région.