Lomepal accusé de viols : ce que dévoilent les nouveaux témoignages

Lomepal accusé de viols : ce que dévoilent les nouveaux témoignages Quatre femmes ont accusé de viols le rappeur Lomepal. Des témoignages révélés dans le journal "Libération" ce vendredi 17 octobre. Deux d'entre elles ont même pris la parole pour la première fois.

Antoine Valentinelli, alias Lomepal, est visé par de nouvelles accusations de viols, a-t-on appris dans le journal Libération, ce vendredi 17 octobre. Quatre femmes ont livré leur témoignage au média de presse. Trois femmes avaient porté plainte contre le rappeur qui était visé par une enquête préliminaire pour viols. Celle -ci avait été classée sans suite en janvier dernier. La justice avait observé que les faits n'avaient pu être "clairement établis". Pour la première fois, deux des quatre femmes qui ont témoigné pour le journal Libération ont pris la parole. publiquement L'une d'elles est aujourd'hui âgée de 28 ans.

Elle a raconté notamment avoir rencontré Lomepal dans une boîte de nuit de la capitale à l'automne 2018. Âgée de 20 ans à l'époque, elle aurait rencontré le rappeur grâce à une connaissance du rappeur. À la suite de leur rencontre, Lomepal a raccompagné la jeune femme chez elle. De son côté, elle assure avoir été claire avec lui sur ses intentions. "Je suis crevée et déjà beaucoup trop saoule pour reprendre un verre, on peut discuter le temps d'une dernière clope, mais je vais me coucher", se remémore-t-elle. Puis, elle décrit un rapport forcé. "Je le rembarre une ou deux fois, lui dit ne pas vouloir aller plus loin… Il continue", raconte-t-elle.

Témoigner pour "donner du courage" à d'autres

Une autre potentielle victime explique avoir rencontré Lomepal lors de l'un de ses concerts. L'artiste la contacte sur les réseaux sociaux. Il l'invite à faire la fête avec son équipe. La jeune femme s'y rend accompagnée d'une amie. Quelques semaines plus tard, Lomepal la recontacte, il se rend au domicile de cette dernière. "J'ai accepté qu'il vienne chez moi. Dès l'instant où je l'ai vu, j'ai senti que je n'avais pas mesuré tous les enjeux", confie-t-elle à Libération. Elle raconte ensuite un rapport non consenti.

En janvier dernier, Miranda Starcevic, âgée aujourd'hui de 32 ans, avait témoigné sous pseudonyme au média d'investigation Mediapart. Elle reprend la parole sous sa véritable identité pour Libération. Elle explique vouloir "donner du courage" aux éventuelles autres victimes d'Antoine Valentinelli, actuellement présumé innocent des faits qui lui sont reprochés. La quatrième témoin, quant à elle, racontait déjà à Mediapart comment elle avait été violée chez la mère de Lomepal en janvier 2017 : "J'ai tenté de le repousser, j'ai dit "non", "stop", "arrête", à plusieurs reprises, il ne répondait pas", raconte-t-elle au journal "Libération". Le 1er août, les deux jeunes femmes déposent une nouvelle plainte.