LFI accuse la présidente de l'Assemblée nationale "d'abus de pouvoir" après la visite de certains bureaux

LFI accuse la présidente de l'Assemblée nationale "d'abus de pouvoir" après la visite de certains bureaux Après avoir fait visiter le bureau de Manuel Bompard "en son absence" et "sans son autorisation", la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, s'est vue accuser par Mathilde Panot d'avoir commis un "acte grave".

Vive polémique au palais Bourbon ! À l'issue de plusieurs mois de travaux, rapporte Le Figaro, la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, n'était pas mécontente de montrer le résultat final à une dizaine de personnes, mercredi 4 février au matin. Arpentant "l'aile Colbert" de l'Assemblée nationale accompagnée des services du palais Bourbon, la joyeuse troupe est entrée dans plusieurs bureaux fraîchement retapés pour admirer en long, en large et en travers le résultat final.

Des bureaux pour certains déjà mis à disposition des députés, tandis que la plupart restent encore vides et non attribués. Parmi les portes ouvertes pour l'inspection des travaux finis, Yaël Braun-Pivet semble avoir poussé celle du bureau d'un certain Manuel Bompard, député LFI. Une action contre laquelle la patronne des insoumis à l'Assemblée nationale n'a pas manqué de s'insurger, selon les informations du Figaro.

"Pas au courant"

Dans une lettre envoyée à Yaël Braun-Pivet, Mathilde Panot déplore ainsi que la présidente de l'Assemblée nationale se soit "permis[e] de faire ouvrir le bureau de Manuel Bompard par un agent de l'Assemblée nationale avant d'y entrer avec [son] cabinet sans son autorisation, en son absence et en celle de ses collaborateurs". Pour la présidente du groupe LFI au palais Bourbon, "la présidente de l'Assemblée nationale, membre de la coalition présidentielle, est entrée dans le bureau d'un chef de l'opposition en son absence et sans son autorisation". Mathilde Panot dénonce, de fait, un "abus de pouvoir qui dépasse largement [s]es prérogatives".

Arguant que "le mandat de présidente de l'Assemblée n'est ni un titre de propriété des locaux ni un statut de supériorité qui instaurerait un lien de subordination vis-à-vis des autres parlementaires", Mathilde Panot réclame des explications. Auprès du Figaro, le cabinet de Yaël Braun-Pivet regrette une "volonté de créer la polémique là où il n'y en a pas" et assure que la présidente de l'Assemblée ignorait dans quel bureau elle rentrait. Yaël Braun-Pivet "a fait visiter plusieurs bureaux, parfois en saluant les députés qui étaient à l'intérieur, les services lui en ouvrant certains pour montrer le résultat des travaux", explique-t-on. Et d'insister : "Elle n'était pas au courant que ce bureau était celui de Manuel Bompard et en est ressortie dès qu'elle en a été avertie."