"Accepter de perdre ses enfants" : pourquoi le chef d'état-major des Armées ne reviendra pas sur ses propos ?
Après quelques jours de polémique, samedi 22 novembre, le général Fabien Mandon est revenu sur ses propos dans l'émission C à Vous, sur France 5. Une première prise de parole depuis le congrès des maires mardi dernier. Entre autres choses, il a déclaré que la France devait "accepter de perdre ses enfants" en cas de conflit armé et de guerre. "Quand vous avez une autorité militaire, le chef d'état-major des armées, qui s'exprime devant les maires de France, qui décrit ce paysage, je mesure à quel point certains ont pu être inquiétés", assure le général sur France 5. Toutefois, il n'a pas exprimé de regrets ni n'est revenu sur ses propos.
La France doit accepter de perdre ses enfants : Le général Fabien Mandon a choisi C à Vous pour sexpliquer après ses propos au congrès des maires.
— C à vous (@cavousf5) November 22, 2025
Le Chef détat-major des armées est linvité de Mohamed Bouhafsi ce soir dès 19h sur France 5 #CàVous pic.twitter.com/dHUGCUdf5S
Il a tout de même expliqué ses propos : "Le rôle de cette intervention est d'alerter, de se préparer. Moi, j'ai une grande confiance dans notre pays et dans nos armées. Elles sont très fortes, c'est une référence en Europe. Notre pays a toujours su faire face aux défis, mais pour faire face à quelque chose, il faut s'y préparer".
Des propos qui font mouche
Comme le rapporte BFMTV, le numéro 1 des armées françaises depuis le 1er septembre 2025 s'était exprimé devant le congrès des maires de France à Paris mardi dernier. Le général Fabien Mandon estimait qu'il était indispensable que la France retrouve sa "force d'âme pour accepter de nous faire mal pour protéger ce que l'on est" et qu'elle soit prête à "accepter de perdre ses enfants".
Des propos qui avaient suscité l'indignation de la classe politique notamment. Fabien Roussel du Parti communiste avait dit "non aux discours va-t-en guerre", quand, de l'autre côté de l'échiquier politique, Louis Aliot du Rassemblement national expliquait qu'il ne croyait pas que "beaucoup de Français sont prêts à aller mourir pour l'Ukraine."
Au sein du gouvernement, Maud Bregeon, porte-parole, a tenté d'éteindre la polémique en insistant sur le fait que "le principal risque, ce serait de ne pas voir ce qui se passe et de ne pas voir les dangers" encourus. En outre, elle a essayé de tempérer la polémique en assurant sur TF1 que "nos enfants, au sens où on l'entend, ne vont pas aller combattre et mourir en Ukraine."