Nicolas Sarkozy menacé en prison : ce qu'ont fait et dit des codétenus leur valent un jugement
Nicolas Sarkozy (une nouvelle fois) devant la justice. Cette fois-ci, l'ex-président de la République s'est constitué partie civile. En liberté depuis le 10 novembre dernier et après 21 jours passés à la prison de la Santé, Nicolas Sarkozy a été victime de menaces durant son séjour entre les murs de la maison d'arrêt parisienne. Voilà pourquoi deux détenus comparaissent ce vendredi 19 décembre 2025 devant le tribunal correctionnel de Paris pour des menaces de mort visant l'ancien chef de l'Etat.
Les prévenus, âgés de 24 et 28 ans, sont poursuivis après la diffusion d'une vidéo postée sur les réseaux sociaux lors de l'incarcération de Nicolas Sarkozy, au mois d'octobre dernier. Ilies B., 28 ans, est accusé d'avoir "menacé de mort" l'ex-président. Ange O., 24 ans, d'avoir détenu illégalement en détention un téléphone portable dont il a refusé de donner le code aux enquêteurs. Tous deux avaient obtenu un délai pour préparer leur défense lors d'une première audience de comparution immédiate, le 24 octobre 2025.
"On va venger Kadhafi !"
Le premier cité a menacé Nicolas Sarkozy "de manière réitérée" par les propos "(Nicolas Sarkozy) va passer une mauvaise détention", "on est au courant de tout, Sarko". D'après son conseil Georges Parastatis, il aurait aussi crié "Rends l'argent !", "Takieddine, on est au courant !" et "On va venger Kadhafi !".
Selon l'avocat de Nicolas Sarkozy, Isaac Arnoud, il s'agit tout simplement de "menaces de mort qui ont eu un retentissement qui ne peut être laissé sans réponse pénale", assure-t-il auprès de l'Agence France-Presse (AFP). Après la diffusion de la vidéo, les deux hommes avaient été placés en garde à vue. Depuis, ils avaient quitté la maison d'arrêt de la Santé pour être transférés dans les établissements pénitentiaires d'Osny (Val-d'Oise) et Fleury-Mérogis (Essonne).