"Je vais prier Dieu pour elle !" A Hénin-Beaumont, les soutiens de Marine Le Pen très inquiets

"Je vais prier Dieu pour elle !" A Hénin-Beaumont, les soutiens de Marine Le Pen très inquiets Marine Le Pen devra renoncer à l'élection présidentielle si elle est condamnée à la même peine lors de son procès en appel. Au RN, on ne cache pas son inquiétude.

Le procès en appel de Marine Le Pen, à la Cour de Paris doit durer jusqu'au 11 février. La cheffe du RN, tout comme 11 autres prévenus, a été condamné, en première instance, le 31 mars 2025, par le tribunal correctionnel de Paris, dans l'affaire des assistants parlementaires européens, pour détournement de fonds.

Lors de son premier procès, les magistrats l'avaient jugée coupable d'avoir mis en place un système de captation des enveloppes versées par le Parlement européen aux parlementaires, destinées à rémunérer leurs assistants. La peine était de quatre ans d'emprisonnement, dont 2 fermes sous bracelet électronique, 100 000 euros d'amendes et surtout, à 5 ans d'inéligibilité avec exécution immédiate.

A Henin-Beaumont, les soutiens de Marine Le Pen, manifestent déjà leurs inquiétudes quant à l'issue de la procédure judiciaire : une condamnation du même type l'empêcherait de se présenter à la présidentielle de 2027. C'est le cas de Joahn, boulanger, beaumontois, qui ne cache pas son tourment pour l'avenir politique de Marine Le Pen. "Franchement, je suis de tout cœur avec Marine... Je vais même prier Dieu pour elle, je vais en pleurer ce n'est même pas la peine... J'adore trop cette femme là, je suis inquiet pour elle", a-t-il confié au micro de RTL.

Les cadres du parti, eux aussi, ont exprimé leurs préoccupations, suite à la prise de parole de Marine Le Pen, lundi 12 janvier. Cette dernière mettait les points sur les "i" : "Il y a un seul axe de défense, c'est de dire la vérité. C'est la stratégie qui est la mienne : dire la vérité. Comme je l'ai fait en première instance, en espérant être mieux entendue en appel" déclarait la patronne du RN. 

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Le doute semble s'être installé chez les appuis de la triple candidate à l'Elysée, après avoir entendu une phrase qu'elle a prononcée et qui semblait dessiner, avant même le début de son procès en appel, sa considération pour un plan B. Elle déclarait, il y a quelques jours "Jordan peut gagner à ma place". Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, pourrait de fait devenir le candidat officiel du RN. A en croire plusieurs études d'opinions, le jeune député européen est de plus en plus populaire parmi les électeurs de droite. Dans une étude de Verian pour Le Monde et L'Hémicycle, 49% des français considère le parlementaire comme celui des deux dirigeants RN à avoir le plus de chances de gagner la présidentielle.

Pour d'autres sympathisants du parti, Jordan Bardella manque d'expérience pour l'élection présidentielle. Selon Farida interrogée par RTL, "il n'est pas encore prêt, il a besoin d'elle". Le fief du RN, Hénin-Beaumont, regroupe beaucoup d'électeurs qui apprécient la ligne ni gauche ni droite de Marine Le Pen. Tandis que Jordan Bardella est identifié davantage à droite.