Plusieurs semaines de vacances scolaires supprimées : ce nouveau rythme qui effraie déjà les élèves et les parents

Plusieurs semaines de vacances scolaires supprimées : ce nouveau rythme qui effraie déjà les élèves et les parents La modification du rythme scolaire ne cesse d'être évoquée. Elle passerait notamment par une réduction drastique de la durée des vacances.

C'est un débat qui revient régulièrement en France : faut-il revoir les rythmes scolaires ? Ce n'est pas nouveau, la durée des journées des élèves ainsi que le nombre de semaines de vacances et leur répartition sont questionnées depuis des années. Mais cette fois, une convention citoyenne autour des temps de l'enfant a réfléchi sur le sujet. Parmi ses 20 propositions rendues en fin d'année dernière, elle a estimé qu'il ne fallait plus que les cours commencent avant 9 heures au collège et au lycée et que dès l'élémentaire, travailler 5 jours pleins par semaine était préférable pour étaler les heures de cours.

Accumuler de nombreuses heures de cours quotidiennement peut être fatigant et stressant, certains élèves n'habitant, en plus, pas juste à côté de leur établissement. Les travaux de l'Inserm avaient rappelé que ces longues journées n'étaient pas adaptées aux rythmes biologiques des enfants ou des adolescents : leurs performances cognitives étant à leur maximum en fin de matinée et en milieu d'après-midi. Leur sommeil peut également être impacté.

Pour pouvoir raccourcir le temps passé en classe chaque jour, il y a une contrepartie : il faut, pour compenser, réduire la durée des vacances scolaires, et les premières visées seraient les plus longues, les vacances d'été. Celles-ci représentent une coupure de deux mois, qui pourrait être ramenées à "un gros mois" selon les préconisations.

Cette longue période de creux serait, en plus, défavorable pour certains enfants : ceux qui viennent des familles les plus modestes seraient ceux qui globalement "désapprennent" le plus entre deux années scolaires.

Et cette révision drastique du calendrier scolaire n'est pas une idée en l'air. Elle est même soutenue par Emmanuel Macron, qui s'est lui aussi dit "favorable", dans une interview à Brut, à une adaptation du rythme scolaire avec des journées "plus courtes" pour les collégiens et les lycéens. Il estime que les élèves devraient "sans doute commencer un peu plus tard le matin" et "avoir des journées qui finissent plus tôt". Cela leur permettrait notamment d'avoir plus de temps pour des loisirs extra-scolaires comme le "sport" ou les "activités culturelles".

"On pourrait reprendre un peu plus tôt au mois d'août, on pourrait partir un peu plus tard en vacances", a-t-il aussi avancé au sujet des vacances d'été, se reprenant l'argument d'une période dangereuse pour l'apprentissage. "Si vous n'ouvrez pas un livre, que vous ne faites pas un effort, pas un cours de soutien, que vous ne vous remettez pas au niveau, très souvent quand vous reprenez début septembre, vous n'avez pas le niveau du mois de juin, vous avez le niveau de début mai", a estimé le président.

Un tel changement pourrait bousculer les élèves qui sont habitués au rythme actuel. Une réforme du calendrier scolaire ne sera pas pour tout de suite, en tout cas pas pour la rentrée 2026. Le ministre de l'éducation nationale, Edouard Geffray, a, en effet, renvoyé ce débat à la présidentielle de 2027. Le calendrier scolaire 2026-2027 a, en plus, déjà été fixé avec un début des vacances d'été le 3 juillet. Cela laisse encore un temps de réflexion, sachant que le sujet divise.