Cette Dacia électrique est vendue 4 000 euros… mais avec un moteur essence à la place
Connaissez-vous la Renault Kwid ? Si vous n'avez jamais été en Asie, en Amérique latine ou en Afrique, il y a de grandes chances pour que vous ne l'ayez jamais vue. Et pour cause, ce modèle de la marque au losange n'est pas destiné au marché européen, comme c'est le cas du Kardian, du Triber ou encore de la future Filante que Renault a dévoilée début 2026 depuis la… Corée du sud. La Kwid est ni plus ni moins que la version de la Dacia Spring, issue du groupe Renault, produite uniquement pour les pays émergents. Son premier lancement s'est effectué en 2015 en Inde, où son succès – près de 300 000 exemplaires vendus – en a fait un marché clé pour la marque au losange.
Affiché au prix de 2 900 euros à l'époque, la Kwid coûte un petit plus cher aujourd'hui. Le premier tarif de la petite citadine est d'environ 4 000 euros, ce qui est beaucoup moins cher que la Dacia Spring qui s'affiche à partir de 16 900 euros en France. Mais au-delà du prix, il existe une autre grosse différence de taille. La Spring indienne, que l'on retrouve également au Brésil, en Argentine, en Colombie, en Afrique du Sud ou au Sri Lanka, n'est pas une voiture électrique. A la place d'une batterie, on trouve un petit moteur essence de 1 litre qui développe 70 chevaux, ce qui est suffisant pour atteindre les 150 km/h.
Cette différence de motorisation a une explication on ne peut plus simple. En Europe, les politiques publiques encouragent l'électrique avec des subventions importantes bien que variables selon les pays. En Italie par exemple, la Spring peut descendre au prix exceptionnel de 4 900 euros grâce aux aides gouvernementales, ce qui la rend presque aussi abordable que sa cousine indienne.
En France, la Spring, produite en Chine, ne bénéficie en revanche plus du bonus écologique. Mais en Inde, comme dans de nombreux pays en dehors de l'Europe, l'électrique n'est pas une priorité. La faute à des infrastructures de recharge quasi inexistantes et à des impératifs de petits prix pour rendre les voitures le plus accessible possible à une population plus modeste. La solution de l'essence s'impose donc naturellement.
Au grand dam de certains automobilistes allergiques à l'électrique et nostalgiques des voitures bon marché, la Kwid thermique ne devrait jamais arriver en Europe. Renault a certes déjà fait volte-face comme avec son SUV Arkana pensé au début comme uniquement dédié au marchés émergents (comme la Russie). Il a fini par arriver chez nous, une théorie exclue pour la Kwid. Comme d'autres constructeurs, Renault continuera d'adapter certains de ses modèles avec des technologies différentes selon les besoins locaux. Pour prendre le volant d'une Dacia neuve avec un moteur essence à 4 000 euros, il faudra donc se rendre sur un autre continent.