DSK : loin d'être ruiné par la faillite de sa société LSK

DSK : loin d'être ruiné par la faillite de sa société LSK Très affecté financièrement par la débâcle de son fonds d'investissement, Dominique Strauss-Kahn admet avoir perdu beaucoup d'argent.

"J'ai probablement perdu mon investissement et n'ai jamais perçu aucune rémunération. A mon échelle, c'est beaucoup d'argent" explique ce jeudi 30 octobre Dominique Strauss-Kahn dans une interview donnée au Parisien. Dans cet entretien, l'ancien directeur du FMI revient sur sa démission de la présidence de sa société, Leyne Strauss-Kahn & Partners, quelques jours après le suicide de son associé. Son départ du fonds d'investissement, il l'explique par des différends apparus avec ses associés sur la gestion des affaires : "Le projet n'était pas conforme à ce que nous avions envisagé ensemble et ne correspondait pas à ce que je cherchais" assène-t-il, tout en cherchant à se dédouaner des difficultés rencontrées : "Il faut être clair. Thierry Leyne était le directeur général et gérait l'entreprise. Il s'était engagé dans une stratégie d'emprunts qui m'est apparue en octobre avec les comptes 2013 et que je ne peux accepter".

Dominique Strauss-Kahn peut-il être ruiné par la probable faillite de sa société ? LSK a déjà été condamnée à rembourser deux millions d'euros à un de ses clients. L'ancien directeur du FMI admet au Parisien qu'il devrait selon toute vraisemblance perdre ses 15 % de participation capitalistique. Selon Le Point, c'est au total 625 000 euros que DSK devrait perdre. Une somme considérable pour l'ancien ministre reconverti dans la finance. Cependant, celui-ci a d'autres cordes à son arc et d'autres activités, à commencer par sa société Parnasse International, créée en 2012 et dont le chiffre d'affaires est estimé aujourd'hui à près de 2,5 millions d'euros. "Cette société, dont le siège est au Maroc, propose des conférences et conseille aussi des entreprises et des gouvernements. C'est cette société qui avait investi dans la société de Thierry Leyne" explique encore Dominique Strauss-Kahn au Parisien. Sa société personnelle devrait donc être affectée par la chute de LSK, mais certainement pas l'abattre. L'ancien ministre de l'Economie continue notamment de vendre ses services de conseillers au gouvernements de la Serbie et du Soudan du Sud, mais aussi plusieurs organismes financiers russes, comme le Russian Direct Investment Fund ou la Banque russe de développement des régions.

EN VIDEO - En juin 2013, DSK était auditionné par le Sénat par une commission d'enquête. Il ironisait alors sur ceux qui ne maîtrisent pas les mécanismes de la haute finance :

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