Elections européennes : le résultat choc des partis d'extrême droite

En dehors de la France, plusieurs pays ont connu une poussée de l'extrême droite ce dimanche. Voici ces nouveaux pays où l'Union européenne n'a plus la cote.

La France a fait la une de tous les médias européens ou presque ce lundi. La victoire historique du Front national lors des élections européennes a jeté sur le pays une lumière crue vue de l'étranger. Un parti d'extrême droite, anti-immigration et europhobe, a obtenu un quart des voix à une élection européenne en France, patrie des Droits de l'Homme, fondatrice de l'UE. Avec ses 25 % obtenus à l'échelle nationale, Marine Le Pen a non seulement provoqué (ou accentué) une grave crise politique sur la scène nationale annonçant de prochains chocs, comme par exemple lors des départementales l'année prochaine, mais elle a aussi soulevé des interrogations au-delà de nos frontières. Des interrogations d'autant plus fortes que le vote FN en France a été accompagné d'une vague eurosceptique dans plusieurs autres pays.

En plus des 25 % en France, les "populistes" ont ainsi obtenu 23 % au Danemark avec le Parti populaire danois, formation anti-immigration qui est cependant classée au centre dans son pays et qui prend ses distances avec le FN qu'il considère comme xénophobe. Il en est de même pour Ukip (UK Independance Party) qui a remporté une victoire éclatante luis aussi au Royaume-Uni avec 27,5 % des suffrages, selon les résultats définitifs. La formation de Nigel Farage a préféré montrer ses accointances avec Debout la République de Nicolas Dupont-Aignan plutôt qu'avec le Front national.

Autre parti eurosceptique ayant réalisé une percée lors des élections européennes, le FPÖ, proche cette fois du FN, a obtenu près de 20 % des suffrages. Un score qui ne lui permet d'être que deuxième derrière les centristes, mais qui reste bien plus élevé que celui du même parti en 2009 (12,7 %). En Hongrie, la coalition au pouvoir réunissant Fidesz-KDNP a remporté 51,49 % des suffrages. Le Premier ministre populiste Viktor Orban, qui a fait de la critique de Bruxelles un cheval de bataille, s'est trouvé consolidé pare le scrutin. Mais l'élection a aussi offert la seconde place au Jobbik, le L'Alliance des Jeunes de Droite-Mouvement pour une meilleure Hongrie, clairement identifié comme un parti d'extrême droite. Il glane 14,68 % des voix et entretient encore des relations ambigües avec le FN. En Finlande, les nationalistes du parti des "Vrais Finlandais", obtient 12,8 % des voix. Donné en tête dans les sondages avant le scrutin, le mouvement n'est que quatrième.

En Grèce enfin, le parti extrémiste Aube Dorée arrive en troisième position avec entre 9 % et 10 % des voix. Les néonazis arrivent donc loin derrière le Syriza, le parti de la gauche radicale emmené par Alexis Tsipras (26 % à 28 %) qui a lui-même pris des positions clairement eurosceptique pendant la campagne.

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France / Union européenne

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