Ce choix à l'école est une bonne solution pour les enfants HPI, selon un expert en psychologie

Ce choix à l'école est une bonne solution pour les enfants HPI, selon un expert en psychologie Les parents d'enfants HPI se demandent souvent ce quelle école est la plus adaptée pour eux. Un expert recommande un aménagement qui peut être particulièrement bénéfique.

La scolarité des enfants HPI soulève souvent de nombreux questionnements. Ces écoliers, dont le QI est estimé supérieur à 130 selon la définition de l'Organisation mondiale de la santé, ont en commun une grande "efficacité cognitive", nous a expliqué Nicolas Gauvrit, expert en psychologie étudiant les spécificités des enfants et adultes à haut potentiel. Ils affichent en moyenne "une meilleure mémoire et une meilleure compréhension", mais ils apprennent aussi "plus facilement de nouvelles choses et sont plus doués pour résoudre des problèmes qu'ils n'ont jamais vus".

A première vue, cela peut apparaitre comme un grand avantage pour l'école. Si "réussir à l'école peut être un signe, mais pas forcément", le haut potentiel intellectuel se traduit, en effet, souvent par une "avance" au niveau scolaire. On a alors tendance à penser que les enfants HPI s'ennuient dans leur classe. Pour Nicolas Gauvrit, ce n'est pas exact, car "tous les enfants s'ennuient à l'école, mais par contre ce qui est vrai, c'est que les hauts potentiels s'ennuient plus au motif que c'est trop facile".

Leur intégration peut aussi dépendre du milieu : "Quand on est dans un milieu favorisé parisien, que l'on est scolarisé à Louis le Grand, c'est beaucoup plus facile d'être HPI que dans un milieu très défavorisé où, peut-être, les élèves méprisent la réussite scolaire".

Si l'école peut donc très bien se passer pour les enfants HPI, l'expert estime toutefois que certaines mesures peuvent être prises pour les accompagner, surtout s'ils sont en souffrance. "Parfois il y a vraiment une souffrance, il y a des enfants qui s'ennuient vraiment à l'école car c'est beaucoup trop facile pour eux, ils se sentent décalés, tous leurs amis sont dans la classe supérieure parce qu'ils partagent des centres d'intérêt différents", a-t-il illustré. Dans de tels cas, il est important de se pencher sur le sujet, notamment en commençant par aller voir le psychologue scolaire. 

De plus, pour Nicolas Gauvrit, "quand on regarde les données, on s'aperçoit que si on ne fait rien de spécial pour les enfants HPI, en général, ils se débrouillent plutôt bien. Pourtant, on peut quand même faire des choses même s'ils vont bien, quand on fait certaines choses, ils vont encore mieux", a complété l'expert. Il énumère deux aménagements possibles et souvent bénéfiques à l'école. La différenciation en classe peut, par exemple, s'appliquer en demandant des exercices un peu différents et plus adaptés à l'élève concerné.

Le saut de classe peut aussi être une très bonne idée. Quand le processus est bien réfléchi et fait avec l'accord de l'enfant, des parents ainsi que de l'équipe éducative, "en général ce qui se passe, c'est juste qu'il a le même niveau qu'il aurait eu un an plus tard s'il n'avait pas sauté une classe et il n'y a pas d'effet négatif sur la gestion émotionnelle, la socialisation et le bien-être".