Viol d'un enfant à Besançon : un acte sexuel imposé par un enfant trop jeune pour être responsable
C'est une grave affaire de viol qui implique trois enfants. Plusieurs élèves de l'académie de Besançon ont reçu une vidéo montrant un enfant de 8 ans violer un camarade de 9 ans dans une rue de la ville bisontine durant la semaine du 13 octobre. C'est un jeune adolescent, âgé de 13 ans, qui est l'auteur de la vidéo et l'expéditeur de celle-ci. Il l'a envoyée à des amis avant qu'elle circule sur les réseaux sociaux. Ce sont des élèves qui ont signalé les faits auprès de leurs parents et de l'établissement scolaire qui a fait remonter à l'académie de Besançon puis aux autorités. Une enquête a aussitôt été ouverte.
Le collégien de 13 ans et les deux écoliers ont été entendus par les enquêteurs. Les plus jeunes ont tous les deux indiqué avoir subi une pression du plus âgé. Chose que l'adolescent a nié. Ce dernier a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire la semaine dernière selon une information de L'Est Républicain et d'ICI Besançon. Le jeune garçon est soupçonné de viol, de complicité de viol et d'enregistrement de vidéo d'atteinte aux personnes. Suivi par la protection judiciaire de la jeunesse, il est retourné dans sa famille mais à une adresse différente via une mesure d'éloignement, car les trois enfants habitent le même quartier. Il a d'ailleurs interdiction d'entrer en contact avec les écoliers.
L'enfant de 8 ans ayant imposé un acte sexuel à son camarade n'est pas considéré comme pénalement responsable du fait de son jeune âgé a précisé la justice. Lui et son camarade victime du viol doivent être accompagnés par l'association France victimes, le parquet de Besançon ayant entamé les démarches.
Les enquêteurs cherchent à comprendre comment trois enfants si jeunes ont pu arriver à commettre des faits si graves. Ils s'interrogent notamment sur un possible effet de groupe, s'ils ont subi des sévices au préalable ou s'ils ont été exposés à des contenus pornographiques ou des situations comparables.
De son côté, le rectorat de Besançon qui a été le premier averti des faits et les a remontés aux autorités judiciaires assure avoir pris des mesures d'accompagnement pour les élèves ayant été exposés à la vidéo. Une assistante sociale est venue sensibiliser les collégiens aux dangers des réseaux et des contenus inappropriés rapport ICI Besançon.