Mort d'Émile Soleil : nouveau rebondissement, pourquoi la grand-mère du petit garçon souhaite parler à la justice
L'enquête sur la disparition d'Émile, dans le hameau du Haut Vernet en 2023, pourrait bientôt s'accélérer. Les enquêteurs ont perquisitionné à plusieurs reprises la résidence secondaire des grands-parents du petit garçon. D'après les informations de RTL, ils y ont prélevé des éléments à analyser. Deux vélos ont alors été saisis.
L'avocat de la grand-mère maternelle du petit Émile, Maître Julien Pinelli, a fait savoir au micro de RTL que sa cliente menait un "complément d'enquête". Il explique également que la grand-mère d'Émile parvient à aller au-delà de la charge émotionnelle pour garder la tête froide sur l'enquête. "Ce qui guide sa pensée, c'est la recherche de la vérité. Elle veut savoir. Elle ne peut pas se permettre d'être accablée si elle veut avancer", a-t-il assuré.
Il ajoute qu'en tant que grands-parents d'Émile, ils espèrent être entendus en tant que partie civile. "Nous espérons naturellement être de nouveau entendus", a assuré l'avocat.
Enfin, il précise qu'Anne Vedovini espère "pouvoir rencontrer le magistrat instructeur", afin de lui faire part d'éléments qui sont à sa disposition, "notamment ceux que nous avons pu recueillir lors de notre visite in situ du 8 novembre dernier".
Un complément d'enquête mené par les grands-parents
Actuellement, les grands-parents d'Émile Soleil mènent un "complément d'enquête" de leur côté, comme l'explique Le Parisien. D'après eux, certains lieux n'ont pas été suffisamment explorés. Ils souhaitent ainsi transmettre deux séries d'éléments aux enquêteurs : leurs notes qui comprennent aussi bien des "réflexions" que des "travaux sur place" et une demande d'actes complémentaires en janvier 2026 doit être déposée par l'avocat. Il s'agit des demandes d'instruction. Le but est de réclamer aux enquêteurs un approfondissement concernant certains éléments que la famille maternelle estime pas assez fouillés.
Le crâne d'Émile a été retrouvé début 2024. Il portait la trace d'un traumatisme violent. Selon l'expertise rendue en début d'année, la thèse d'un coup d'origine humaine porté par un objet est privilégiée. Les enquêteurs testent ainsi des hypothèses, y compris chez les membres de la famille d'Émile. Ils recherchent des objets qui portent la trace du petit garçon, ce qui permettrait d'en apprendre plus sur les causes de sa mort. En mars dernier déjà, une imposante jardinière avait été saisie près de la chapelle du hameau, mais sans résultats.